Auteurs tels que la source officielle les nomme. PoliTrust ne publie aucun rapporteur et ne dispose pas du groupe parlementaire des signataires à la date du texte.
Le dossier législatif dont cet objet fait partie, lorsque la source officielle l’établit elle-même. PoliTrust ne rattache jamais une activité à un texte sur un titre, une date ou une ressemblance.
La source de cette activité publie directement la référence du dossier affiché. Aucun rapprochement par titre, date ou thème n’est effectué.
Reformulation citoyenne produite par PoliTrust à partir du seul texte officiel ci-dessous. Elle n’a aucune valeur officielle : le texte de la source fait foi, et il est reproduit sans modification.
En bref
Cette proposition de loi vise à clarifier et adapter le cadre juridique et fiscal des crypto-actifs en France pour améliorer leur attractivité et sécurité.
Qui est concerné ?
Les détenteurs de crypto-actifs et les entreprises innovantes utilisant ces actifs sont directement concernés.
À retenir
Clarification de l'imposition des jetons de gouvernance
Report des moins-values sur 10 ans pour les actifs numériques
Relèvement du seuil d'exonération pour les paiements en crypto-actifs à 1000 euros
Protection des données personnelles des dirigeants d'entreprise
Exclusion de l'abus de biens sociaux pour les dépenses de protection des dirigeants menacés
Accès des SAS au régime pilote européen pour les infrastructures de marché DLT
Objectif
Adapter le cadre juridique et fiscal des crypto-actifs pour renforcer la cohérence, la lisibilité et la sécurité, tout en encourageant leur utilisation dans l'économie réelle.
Résumé
La proposition de loi vise à moderniser le cadre juridique et fiscal des crypto-actifs en France. Elle propose des mesures pour simplifier la fiscalité, protéger les données personnelles des dirigeants et faciliter l'utilisation des crypto-actifs dans l'économie réelle. Elle répond également à des enjeux de sécurité publique en renforçant la protection des dirigeants menacés.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Exposé des motifs
M esdames , M essieurs , Les crypto‑actifs constituent désormais une composante structurelle de l’épargne. D’après le dernier baromètre Adan‑IPSOS d’avril 2026, en France, la notoriété des crypto‑actifs atteint 93 % et la détention se stabilise autour de 11 % de la population. Pourtant, la France décroche face à ses voisins (17 % de détenteurs en Allemagne, 20 % aux Pays‑Bas), et le sentiment d’un cadre inadapté domine : près de huit Français sur dix jugent le régime fiscal trop complexe et plus de trois acquéreurs sur quatre estiment la France trop restrictive. Notre pays s’est pourtant doté très tôt d’un cadre précurseur avec la loi PACTE du 22 mai 2019, qui a institué le statut de prestataire de services sur actifs numériques (PSAN) et largement inspiré le règlement européen sur les crypto‑actifs (MiCA). Pleinement applicable depuis le 30 décembre 2024, MiCA harmonise la régulation et sécurise les acteurs. Toutefois, il ne traite ni de la fiscalité des actifs numériques, ni de la protection des données personnelles des dirigeants, ni de certaines modalités de financement des entreprises, qui demeurent de la compétence des États membres. Dans ce contexte, le cadre juridique et fiscal applicable aux crypto‑actifs présente aujourd’hui plusieurs différences avec celui des autres catégories d’actifs et d’instruments financiers, sans qu’elles n’apparaissent toujours justifiées. Il en résulte une complexité qui nuit à la lisibilité du droit, à la sécurité juridique des contribuables et à l’attractivité de la place française. À cela s’ajoute une urgence sécuritaire. La France est devenue le premier pays d’Europe pour les violences physiques visant les détenteurs de crypto‑actifs. Plus d’une quarantaine de faits (enlèvements, tentatives d’enlèvements ou séquestrations) ont été recensés par les forces de sécurité intérieure depuis le début de l’année 2026, soit un rythme inédit d’environ un cas tous les deux jours et demi, qui place l’Hexagone en tête du continent. Ces agressions visent des entrepreneurs, des investisseurs ou leurs proches et reposent notamment sur l’exploitation de données personnelles permettant d’identifier et de localiser leurs victimes. Le renforcement de la protection des données personnelles des dirigeants constitue ainsi une exigence de sécurité publique. La présente proposition de loi entend répondre à ces enjeux en adaptant le cadre applicable aux crypto‑actifs, afin d’en renforcer la cohérence et la lisibilité, sans méconnaître les spécificités de cet écosystème. L’ article 1 er clarifie le traitement fiscal des jetons de gouvernance attribués en contrepartie d’une contribution au développement de protocoles décentralisés, en prévoyant leur imposition au moment de leur cession effective. L’ article 2 aligne le régime fiscal des actifs numériques sur celui des valeurs mobilières en permettant le report des moins‑values sur les dix années suivantes. L’ article 3 relève le seuil d’exonération applicable aux paiements de biens et de services réalisés en actifs numériques afin d’encourager leur utilisation dans l’économie réelle. L’ article 4 renforce la protection des données personnelles des dirigeants d’entreprise en imposant le masquage de leur adresse personnelle dans les registres dématérialisés. L’ article 5 exclut du champ de l’abus de biens sociaux la prise en charge, par les sociétés, des dépenses de protection de leurs dirigeants et de leurs proches lorsqu’ils sont exposés à des menaces en lien direct avec leurs fonctions, sous réserve du respect de conditions cumulatives strictement définies. L’ article 6 ouvre aux sociétés par actions simplifiées (SAS) l’accès au régime pilote européen applicable aux infrastructures de marché fondées sur la technologie des registres distribués (DLT), afin de faciliter le financement des petites et moyennes entreprises innovantes par le recours à ces infrastructures. L’ article 7 vise à gager la proposition de loi.
Couverture partielleLes 6 activités les plus récentes du même auteur, rattachées par l’identifiant officiel que la source porte sur chaque texte. La fiche de l’élu porte l’intégralité de son activité.
PoliTrust ne rapproche jamais deux activités par leur titre, leur date ou leur ressemblance. Les relations publiées ici sont celles que la source officielle établit elle-même : l’auteur porté sur le texte, et le dossier de rattachement.
La liste des autres textes rattachés au même dossier n’est pas affichée ici : la relation existe dans nos données mais n’y est pas encore indexée, et la calculer à chaque affichage ralentirait la page de plusieurs secondes. Le lien ci-dessus mène à la page du dossier, qui les liste toutes.
Aucune URL officielle n’a été collectée pour cet objet : PoliTrust n’en reconstruit jamais au jugé.
Cette page provient des données parlementaires publiques importées par PoliTrust (Assemblée nationale). Son identité publique est la référence officielle, jamais un identifiant interne.