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En bref
Le ministère de la Justice est interrogé sur les mesures prévues pour réduire l'accumulation de 2,7 millions de dossiers non traités et renforcer les effectifs d'enquête.
Qui est concerné ?
Les victimes de délits et les professionnels de la police et de la justice sont directement concernés par les retards de traitement.
À retenir
Un rapport de 2023 alertait sur l'asphyxie de la chaîne pénale avec 2,7 millions de dossiers non traités en 2022.
40 % des affaires en stock attendaient un traitement depuis plus de deux ans.
3,5 millions de nouvelles procédures ont été enregistrées en 2022, dépassant les capacités des services.
Le rapport recommandait d'augmenter les effectifs et de renforcer la hiérarchie de proximité.
Les violences sexuelles sur mineurs font partie des plaintes prioritaires à traiter.
Sans action, les stocks de dossiers continueront d'augmenter même si la délinquance se stabilise.
Résumé
Un rapport conjoint des inspections de la justice et de la police, publié en 2023, révélait un engorgement critique des services avec 2,7 millions de dossiers non traités en 2022. Malgré 3,5 millions de nouvelles procédures la même année, près de la moitié des affaires en stock dataient de moins d'un an, mais 40 % restaient sans traitement depuis plus de deux ans. Les recommandations incluaient un renforcement des effectifs et une meilleure organisation hiérarchique pour éviter une aggravation de la situation.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Colette Capdevielle interroge M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'engorgement des services de justice et de police face à l'accumulation des plaintes pénales en cours. Alors qu'un rapport conjoint des inspections générales de la justice et de la police alertait, dès 2023, sur l'asphyxie de la chaîne pénale rendant le travail des enquêteurs particulièrement difficile, trois ans plus tard, le nombre de plaintes accumulées n'a fait qu'augmenter. Remis à M. le garde des sceaux alors qu'il était ministre de l'Intérieur, le rapport attestait d'un stock qui atteignait 2,7 millions de dossiers anciens en 2022, pour 3,5 millions de nouvelles procédures enregistrées au cours de la même année. Or si la moitié des affaires en stock avait une ancienneté de moins d'un an, 40 % d'entre elles étaient sans traitement depuis plus de deux ans. Le constat du rapport est sans appel : les services d'investigation judiciaire n'ont pas la capacité de traiter le flux annuel entrant, principale cause d'augmentation des stocks. Sans redressement de la situation, ces stocks sont voués à augmenter dans les prochaines années, même en cas de stabilisation de la délinquance. Si cette situation est le fruit d'une carence de moyens et d'effectifs, le rapport des inspections formulait des recommandations concrètes : entre autres, un accroissement des effectifs des services d'investigations et un renforcement de la hiérarchie de proximité dans ces mêmes services. Aussi, au regard de ces éléments, elle lui demande quelles mesures concrètes le Gouvernement entend prendre afin de renforcer les effectifs d'investigations au sein de la DSPAP, des DDSP et des DTPN, et de garantir une véritable prise en charge des plaintes pour violences sexuelles commises sur des enfants, de manière à restaurer la capacité opérationnelle de l'action judiciaire et la confiance envers cette institution.
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