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En bref
Demande d'explications sur les fondements de la classification du quinoa comme céréale secondaire et sur une éventuelle évolution pour le reconnaître en tant que culture de diversification dans l'écorégime de la PAC.
Qui est concerné ?
Les producteurs de quinoa et les exploitations agricoles françaises sont directement concernés par cette classification dans le cadre de la PAC
À retenir
Le quinoa (Chenopodium quinoa) n'est pas une graminée mais une chénopodiacée
Il est actuellement classé comme céréale secondaire dans les règles de diversification de l'écorégime PAC
Cette classification limite l'accès des producteurs au niveau supérieur des aides de la PAC
Le quinoa permet pourtant de diversifier les assolements et de réduire les intrants
La filière française du quinoa souhaite une reconnaissance officielle comme culture de diversification autonome
Résumé
La question porte sur la classification actuelle du quinoa qui l'intègre dans la catégorie des céréales secondaires pour le calcul des points de diversification de l'écorégime de la Politique Agricole Commune. Cette situation pénalise les agriculteurs ayant introduit cette culture innovante et diversifiée dans leurs exploitations. Les producteurs demandent à comprendre les motifs de cette classification et réclament qu'une adaptation soit envisagée pour reconnaître le quinoa comme culture de diversification distincte. Ces interrogations s'inscrivent dans un contexte de développement progressif de la filière française de cette plante.
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Question
M. Loïc Kervran attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur la classification du quinoa dans le cadre de l'écorégime de la politique agricole commune (PAC). Dans le cadre de la voie des pratiques de l'écorégime, l'accès au niveau supérieur de l'aide est notamment conditionné à l'atteinte d'un nombre minimal de points liés à la diversification des cultures. Or plusieurs producteurs de quinoa du département du Cher ont constaté que cette culture est actuellement assimilée à une céréale de printemps et intégrée à la catégorie des céréales secondaires pour le calcul des points de diversification. Cette classification suscite une incompréhension parmi les agriculteurs concernés. En effet, le quinoa (Chenopodium quinoa) n'appartient pas à la famille botanique des graminées mais à celle des chénopodiacées. Cette culture présente des caractéristiques agronomiques spécifiques : elle ne partage ni les mêmes bioagresseurs ni les mêmes itinéraires techniques que les céréales traditionnelles, répond à des logiques de rotation distinctes et constitue une véritable tête d'assolement. Elle est par ailleurs reconnue comme une culture de diversification permettant aux exploitations de diversifier leurs productions tout en limitant les intrants. Cette situation est d'autant plus regrettée qu'elle peut conduire certains exploitants à perdre le bénéfice de l'écorégime alors même qu'ils ont fait le choix d'introduire une culture innovante et de diversification dans leur assolement. Elle apparaît également contradictoire avec les objectifs poursuivis par la PAC en matière de diversification des systèmes de culture, de résilience des exploitations et de développement de filières agricoles émergentes. Dans un contexte où la filière française du quinoa poursuit sa structuration et son développement, notamment en région Centre-Val de Loire, les producteurs craignent que cette classification ne constitue un frein à son essor. Ainsi, il lui demande de bien vouloir préciser les fondements ayant conduit à assimiler le quinoa à une céréale de printemps dans le cadre du calcul des points de diversification de l'écorégime et de lui indiquer si le Gouvernement envisage une évolution de cette classification afin que le quinoa puisse être reconnu comme une culture de diversification à part entière.
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