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En bref
Quelles suites administratives ont été données aux signalements de violences adressés par un mineur avant son décès et une inspection administrative est-elle prévue pour examiner les conditions de sa prise en charge ?
Qui est concerné ?
Les mineurs protégés par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) sont directement concernés par les mesures de prévention et de sécurité renforcées demandées.
À retenir
Décès en juin 2026 à Narbonne d'un adolescent de 17 ans accueilli en ASE
Troubles signalés à plusieurs reprises aux forces de l'ordre, jamais suivis d'effets
Cinq personnes mises en examen pour tentative d'assassinat, dont des mineurs
Plus de 390 000 mineurs et jeunes majeurs bénéficiaient d'une mesure ASE fin 2023
Loi n°2022-140 du 7 février 2022 partiellement appliquée à cause de décrets tardifs
Un guet-apens prémédité selon le parquet, aboutissant au décès trois jours plus tard
Résumé
Un adolescent de 17 ans placé sous protection de l'Aide sociale à l'enfance (ASE) est décédé à Narbonne en juin 2026 après une agression physiquement signalée à plusieurs reprises sans protection immédiate. Cinq individus, dont des mineurs, ont été mis en examen pour tentative d'homicide. La question parlementaire interroge sur le traitement administratif des signaux émis par le mineur, les dysfonctionnements éventuels dans sa prise en charge et l'application progressive de la loi de 2022 renforçant la protection des enfants en établissements sociaux.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Marine Hamelet attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la sécurité et la protection des mineurs confiés à l'aide sociale à l'enfance (ASE), à la suite du décès d'un adolescent de 17 ans survenu à Narbonne (Aude) en juin 2026. Le jeune Louis, âgé de 17 ans, faisait l'objet d'un accueil au titre de l'aide sociale à l'enfance. Dans la nuit du 19 au 20 juin 2026, il a été victime à Narbonne d'une agression en réunion d'une extrême violence, présentée par le parquet comme un guet-apens prémédité, à laquelle il a succombé le 23 juin 2026. Cinq personnes âgées de 17 à 19 ans, dont trois mineurs, ont été mises en examen du chef de tentative d'assassinat et placées en détention provisoire. La victime comme plusieurs des mis en examen relevaient des services de l'aide sociale à l'enfance. Il apparaît en outre que l'adolescent avait, à plusieurs reprises au cours des semaines ayant précédé son décès, déjà dénoncé aux forces de l'ordre des faits de violence en réunion dont il s'estimait victime, dont l'un avait donné lieu à une hospitalisation. Ce drame interroge la chaîne administrative de la protection de l'enfance : les suites données aux signalements de violences émanant d'un mineur protégé, le suivi des mineurs accueillis, la prévention et le traitement des fugues, ainsi que les conditions d'encadrement et de sécurité des structures d'accueil. Il s'inscrit dans un contexte de forte tension du dispositif, alors que près de 390 000 mineurs et jeunes majeurs bénéficiaient d'une mesure d'aide sociale à l'enfance à la fin de l'année 2023. En conséquence, elle lui demande, en premier lieu, quelles suites administratives ont été réservées aux signalements de violences émis par cet adolescent et si le Gouvernement entend diligenter une mission d'inspection administrative, afin d'établir, indépendamment de la procédure pénale, les conditions de sa prise en charge. En deuxième lieu, elle l'interroge sur les mesures que l'État entend prendre, dans le cadre de ses compétences normatives et de contrôle, pour renforcer la sécurité et l'encadrement des mineurs accueillis et prévenir les violences. En troisième lieu, elle lui demande de préciser l'état d'application effective des dispositions de la loi n° 2022-140 du 7 février 2022 relative à la protection des enfants tendant à prévenir les violences au sein des établissements de l'aide sociale à l'enfance, plusieurs de ses décrets d'application n'ayant été pris que plus de deux ans après sa promulgation.
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