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En bref
Le ministère de la Santé est interrogé sur la création d'un dispositif « 100 % décès » pour couvrir sans reste à charge les frais funéraires des enfants décédés de maladies graves, via une concertation avec le secteur
Qui est concerné ?
Les familles modestes confrontées au décès d'un enfant de maladie grave, ainsi que les associations les accompagnant, sont directement concernées.
À retenir
Les familles modestes peinent à financer les obsèques de leur enfant décédé d'une maladie grave, malgré l'allocation forfaitaire existante.
Le coût moyen des obsèques dépasse souvent le montant des aides publiques actuelles.
Une proposition vise à créer un « panier 100 % décès » avec des prestations funéraires encadrées et sans reste à charge.
Ce dispositif s'inspirerait du modèle du « 100 % santé » et impliquerait une concertation avec les professionnels du secteur funéraire.
L'objectif est de garantir des obsèques dignes pour toutes les familles, quelle que soit leur situation financière.
Résumé
Les familles endeuillées par le décès d'un enfant des suites d'une maladie grave, comme le cancer, font face à des difficultés financières pour organiser les obsèques. Bien qu'une allocation forfaitaire existe depuis 2020, son montant ne couvre pas toujours l'intégralité des frais, qui peuvent être élevés. Une piste proposée consiste à mettre en place un dispositif similaire au « 100 % santé », appelé « 100 % décès », pour offrir un ensemble de prestations funéraires à tarif plafonné et entièrement pris en charge par les aides publiques.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Michel Lauzzana appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les difficultés rencontrées par les familles les plus modestes pour organiser et financer les obsèques de leur enfant lorsque celui-ci décède des suites d'une maladie grave, notamment d'un cancer. Plusieurs associations de familles d'enfants atteints de cancer ont fait part de la charge matérielle et financière considérable qui s'ajoute, dans ces circonstances, à la douleur du deuil, dans un délai très court et à un moment où les proches sont les moins en état de l'assumer. La loi n° 2020-692 du 8 juin 2020 visant à améliorer les droits des travailleurs et l'accompagnement des familles après le décès d'un enfant a permis des avancées réelles, en particulier la création d'une allocation forfaitaire versée par les caisses d'allocations familiales et les caisses de mutualité sociale agricole. Ces aides, bien qu'utiles, ne suffisent cependant pas toujours à couvrir l'intégralité des frais d'obsèques, dont le coût moyen dépasse fréquemment leur montant. Il souhaite dès lors appeler l'attention du Gouvernement sur une piste de travail consistant à engager une concertation avec les opérateurs et représentants du secteur funéraire (chambre syndicale, fédérations professionnelles, opérateurs habilités), afin de construire, sur le modèle de la réforme du « 100 % santé », un « panier 100 % décès ». Ce dispositif consisterait à définir une offre minimale et encadrée de prestations funéraires, à un tarif plafonné et intégralement couvert par les aides publiques existantes, pour les familles confrontées au décès d'un enfant des suites d'une maladie grave. Un tel dispositif permettrait de garantir à chaque famille, quelle que soit sa situation financière, la possibilité d'organiser dignement les obsèques de son enfant sans reste à charge, en s'appuyant sur une méthode de concertation avec la profession qui a fait ses preuves dans le champ sanitaire. Il lui demande si cette piste peut être étudiée par ses services et si une concertation avec les acteurs du secteur funéraire pourrait être envisagée à cette fin.
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