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En bref
L'institution doit réévaluer les besoins en inspecteurs, augmenter les effectifs et garantir un accès équitable aux places d'examen en Seine-Saint-Denis.
Qui est concerné ?
Les candidats au permis de conduire et les acteurs des écoles de conduite (salariés et dirigeants) sont directement impactés par les délais et coûts
À retenir
Coefficient d'attribution des places en 2026 : 3,4 en Seine-Saint-Denis (contre 5 minimal national)
Seine-Saint-Denis compte plus de 300 établissements d'enseignement de la conduite
Coefficient Paris : 5,1
44 heures de conduite en moyenne en Seine-Saint-Denis vs 30 heures à Paris avant l'examen
Délais prolongés et coûts supplémentaires pour les candidats
Demande d'augmentation durable des effectifs d'inspecteurs
Résumé
La Seine-Saint-Denis fait face à une pénurie chronique de places d'examen du permis de conduire, avec un coefficient d'attribution de 3,4 bien inférieur au seuil minimal national de 5. Cette situation génère des délais d'attente plus longs et des coûts accrus pour les candidats, entraînant une inégalité territoriale avec Paris. Les organisations professionnelles réclament une réévaluation des besoins et un renforcement durable des effectifs d'inspecteurs pour rétablir l'équité des délais d'accès à l'examen.
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Question
M. Stéphane Peu appelle l'attention de M. le ministre du travail et des solidarités sur les difficultés rencontrées par les écoles de conduite concernant l'attribution des places d'examen du permis de conduire en Seine-Saint-Denis. La Seine-Saint-Denis compte plus de 300 établissements d'enseignement de la conduite. Département le plus jeune de France, il accueille chaque année un très grand nombre de candidats au permis de conduire, dont l'obtention constitue un levier essentiel d'accès à la mobilité, à la formation et à l'emploi. Depuis plusieurs années, les auto-écoles du département sont confrontées à un manque chronique de places d'examen, qui allonge considérablement les délais d'attente pour leurs élèves. Pour le mois de juillet 2026, le bureau de l'éducation routière a attribué à la Seine-Saint-Denis un coefficient d'attribution de 3,4, très inférieur au coefficient minimal national de 5, considéré comme nécessaire pour répondre aux besoins du territoire. À titre de comparaison, Paris bénéficie d'un coefficient de 5,1, alors même qu'une partie des candidats parisiens passe son examen dans les centres de la Seine-Saint-Denis, notamment à Rosny-sous-Bois, Bobigny et Noisy-le-Grand. Cette situation a des conséquences directes pour les candidats. En moyenne, un élève séquano-dionysien doit effectuer 44 heures de conduite avant de pouvoir se présenter à l'examen, contre 30 heures à Paris. Ce différentiel représente un coût supplémentaire important pour les candidats et crée de ce fait une rupture d'égalité entre les territoires. Il constitue également un frein à l'accès à l'emploi et à la mobilité. Cette pénurie de places fragilise, par ailleurs, les établissements d'enseignement de la conduite et leurs salariés, déjà confrontés à des délais administratifs particulièrement longs dans le département. Les organisations professionnelles demandent une réévaluation des besoins du département et une augmentation du nombre d'inspecteurs affectés à la Seine-Saint-Denis, au-delà de la seule compensation des départs, afin de réduire les délais d'attente et de rétablir une égalité de traitement avec les autres territoires. M. le député partage pleinement ce constat et soutient les demandes formulées par les organisations professionnelles. Il lui demande donc quelles mesures il entend prendre pour réévaluer les besoins en inspecteurs du permis de conduire en Seine-Saint-Denis, renforcer durablement les effectifs affectés au département et garantir aux candidats un accès équitable à l'examen du permis de conduire.
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