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En bref
La question demande au gouvernement des solutions pour faciliter l'accès des étudiants aux emplois d'été et inciter les employeurs à recruter davantage.
Qui est concerné ?
Les étudiants cherchant à financer leurs études par des emplois saisonniers sont les plus impactés
À retenir
Les emplois d'été (hôtellerie, restauration, animation) sont plus accessibles dans les zones touristiques ou via des réseaux privés
Les secteurs traditionnels comme les vendanges peinent à recruter les jeunes générations
La demande d'emplois étudiants est forte mais de nombreux jeunes n'en trouvent pas
L'absence d'emploi peut affecter le pouvoir d'achat et la réussite des études
Un plan 'Emploi futur' prévoit une charte qualité pour concilier jobs étudiants et études
Le gouvernement travaille avec 200 000 entreprises via le GIP 'Les entreprises s'engagent'
Résumé
Cette question parlementaire interroge le gouvernement sur les moyens de faciliter l'accès des étudiants aux emplois variés ou saisonniers, traditionnellement plus faciles dans les secteurs du tourisme et de l'animation. Les obstacles varient selon la localisation géographique ou les liens personnels, tandis que certains emplois saisonniers comme les vendanges attirent moins les jeunes. Les dispositifs existants sont saturés, avec un impact sur le pouvoir d'achat et la poursuite des études. La réponse évoque un plan gouvernemental pour accroître l'offre et la qualité de ces emplois.
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Question
M. le président. La parole est à Mme Évelyne Perrot, pour le groupe Union Centriste. (Applaudissements sur les travées du groupe UC ainsi que sur des travées du groupe du RDSE.) Mme Évelyne Perrot. Ma question s'adresse à M. le ministre du travail et des solidarités. À l'approche de l'été, de nombreux étudiants et jeunes, pas forcément diplômés, cherchent un emploi saisonnier pour financer leurs études et faire face à l'augmentation du coût de la vie. Certains secteurs, tels que ceux de l'animation, de l'événementiel, de la restauration et de l'hôtellerie, sont plus propices. Malheureusement, les jeunes ne peuvent pas tous postuler pour le Festival d'Avignon, le Tour de France ou dans les stations balnéaires où fleurissent les restaurants et les hôtels bondés de touristes. Les centres de loisirs et autres colonies de vacances sont souvent saturés. La situation géographique des demandeurs dans des lieux plus ou moins touristiques, le réseau des parents et des connaissances, voilà ce qui constitue souvent les seuls critères de réussite pour l'obtention d'un petit travail. Dans ma région, plus particulièrement dans mon département de l'Aube, il était de tradition de participer aux vendanges. Aujourd'hui, ce job difficile et exigeant n'attire plus les jeunes générations, qui préfèrent travailler dans des secteurs correspondant davantage à leurs études ou centres d'intérêt ou qui cherchent des emplois gratifiants pour leur CV. L'État a mis en place des dispositifs qui permettent aux jeunes d'accéder à des emplois dans un encadrement strict et efficace. Force est de constater que les demandes affluent et que beaucoup ne trouvent pas d'emploi estival, ce qui a des conséquences considérables sur leur pouvoir d'achat, voire sur leur cursus universitaire. Deux questions s'imposent : comment attirer les jeunes dans les secteurs d'activité qui ne correspondent pas forcément à leur profil ? Comment aider les employeurs à faire face à la demande de plus en plus forte de ces derniers ? (Applaudissements sur les travées du groupe UC ainsi que sur des travées du groupe du RDSE. - M. Vincent Louault applaudit également.)
Réponse du ministère
M. le président. La parole est à M. le ministre du travail et des solidarités. M. Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités. Madame la sénatrice, vous avez raison, il faut encourager les jeunes qui le souhaitent à faire des jobs étudiants, que ce soit l'été ou tout au long de l'année. Ces stages ou petits jobs permettent de créer un lien entre les jeunes et l'entreprise, et je tiens beaucoup à ce lien. Le taux d'emploi des jeunes progresse, il a atteint un niveau historique, jamais vu depuis trente-cinq ans, mais nous sommes encore en deçà des meilleurs élèves européens. C'est la raison pour laquelle mes collègues chargés de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la jeunesse et moi-même avons lancé un grand plan, intitulé Emploi futur, pour améliorer l'insertion des jeunes dans le travail. Dans ce plan figure le sujet que vous évoquez : comment aider les jeunes à trouver un job étudiant de qualité, qui ne menace pas la conduite de leurs études ? À cette fin, nous travaillons, avec les représentants des entreprises, pour préparer d'ici à la rentrée, une charte qualité afin de vérifier que les études, qui sont l'essentiel, sont compatibles avec la tenue d'un emploi. L'été, cela pose un peu moins problème, mais c'est un sujet important. Un job étudiant permet d'obtenir un petit gain financier, ce qui n'est pas négligeable. C'est aussi le moyen d'entrer dans le monde de l'entreprise, d'être confronté aux exigences de la production, du travail en équipe, de la relation avec des clients, bref d'avoir une première expérience du monde professionnel. Un volet de notre plan Emploi futur est consacré à l'orientation, un sujet également très important. Ces stages sont aussi une manière de connaître les entreprises et de voir si on est attiré ou non par tel ou tel métier. Ils constituent parfois aussi une bonne motivation pour s'orienter vers un métier de cadre plutôt que de rester à un niveau inférieur de qualification, donc pour poursuivre et réussir ses études. Nous devons donc travailler, d'une part, à rédiger la charte qualité que j'ai évoquée, d'autre part, à étendre le nombre d'entreprises qui proposent des jobs étudiants de qualité, que ce soit l'été ou le reste de l'année. Pour cela, nous allons en particulier travailler avec le groupement d'intérêt public (GIP) « Les entreprises s'engagent », qui regroupe 200 000 entreprises. La jeunesse est une priorité pour le Gouvernement, en particulier pour le ministre du travail et des solidarités. (Applaudissements sur les travées du groupe RDPI. - M. Michel Masset applaudit également.)
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