Le 10 septembre 2024, Mediapart révèle dans une enquête approfondie que Christine Engrand a utilisé plus de 10 000 € de ses frais de mandat à l'Assemblée nationale pour des dépenses personnelles. Ces dépenses incluent notamment le gardiennage de ses chiens, un abonnement sur un site de rencontre payant, plus de 5 000 € de frais liés aux services funéraires, une piscine, de la voyance ainsi que des réparations de voiture ou l'achat de smartphones. Elle nie d'abord les faits avant de se rétracter. Elle invoque en défense son inexpérience politique et le fait qu étant députée elle « gagne moins bien sa vie qu'avant » tout en reconnaissant que « l'enveloppe qu'on lui donne (...) est très très short, c'est pas du tout rentable ». Elle s'engageant à se tenir à la disposition du déontologue de l'Assemblée nationale et annonce qu'elle ne viendra plus qu'à deux jours par semaine à l'Assemblée nationale pour concilier les règles déontologiques, la garde de ses chiens et ses finances personnelles. Son bureau déclare que « l'ensemble des dépenses signalées ont été remboursées depuis plusieurs mois déjà » mais Christine Engrand refuse de montrer les preuves de ces remboursements. Elle est convoquée à des fins disciplinaires par le bureau du groupe RN à l'Assemblée nationale mais ne se présente pas en produisant un arrêt maladie. Le 19 octobre 2024, Mediapart publie une deuxième enquête détaillant d'autres dépenses personnelles : assurance d'un véhicule personnel, changement d'un démarreur et des pneus de voiture, lavage du véhicule ou achat de smartphones neufs. Le 19 novembre 2024, à la suite de ces révélations, C. Engrand est suspendue pour six mois par le bureau du groupe RN de l'Assemblée nationale. Elle est exclue définitivement du Rassemblement national le 18 mars 2025 pour avoir utilisé les indemnités de frais de mandat à des fins personnelles. Pour ces faits, le 7 mai 2025, le bureau de l'Assemblée propose de l'exclure 15 jours de l'hémicycle. Cette sanction, la plus élevée de l'arsenal parlementaire, est finalement votée par les députés le même jour.