Aucun intitulé officiel n’a été collecté pour cet objet. Référence officielle : CRSANR5L17S2026O1N075
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Rattachement ambigu
Les interventions de ce débat renvoient à 2 dossiers législatifs distincts : aucun d’eux n’en est le dossier parent.
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Intervenant non identifié par la source
La parole est à M. Jean-François Rousset.
Félicie Gérard
Sur tous les textes, nous sommes désormais appelés à nous prononcer sur une motion de rejet préalable de l’extrême gauche. Cette fois, elle porte sur le PLFG pour 2025 et vise à empêcher son examen avant même que le débat n’ait commencé. Le PLFG n’est pourtant ni accessoire ni secondaire. Il est essentiel car il ajuste les crédits en fonction de la réalité de l’exécution budgétaire et il garantit le financement des dépenses indispensables à la continuité des politiques publiques. Refuser de l’examiner, c’est prendre le risque de laisser des dispositifs sans bases budgétaires solides, c’est fragiliser la gestion de l’État en fin d’année, et, in fine , aggraver le déficit de la France. De plus, cette motion de rejet préalable a été déposée sur un texte ayant fait l’objet d’un compromis entre députés et sénateurs. Vous qui ne cessez de réclamer qu’il soit mieux considéré, vous voudriez rejeter sans débat un texte du Parlement ! Cette mascarade ridicule nous fait perdre un temps précieux. Soyez sérieux, les Français nous regardent. Le groupe Horizons & indépendants votera contre la motion de rejet. (Applaudissements sur les bancs du groupe HOR.)
Intervenant non identifié par la source
Quel est l’avis de la commission mixte paritaire ?
Hadrien Clouet
Un opposant, enfin !
Éric Bothorel
Et il a raison !
Intervenant non identifié par la source
La parole est à M. Charles Sitzenstuhl.
Aurélien le Coq
Seulement 5 millions sur 3 milliards !
Intervenant non identifié par la source
La parole est à M. Frédéric Boccaletti.
Matthias Renault
Ce projet de loi de fin de gestion est un bilan financier d’Emmanuel Macron. Emmanuel Macron, c’était évidemment le Mozart de la finance – mais pas seulement ! Ouvrons le bal des citations et faisons le tour des qualificatifs dithyrambiques que le Tout-Paris lui a accolés dans la presse alors qu’il prenait d’assaut l’Élysée. « Beau, jeune, riche, ce haut fonctionnaire surdiplômé, Mozart de la finance, Emmanuel Macron n’est pas n’importe qui. Un esprit brillantissime. » (Mme Josy Poueyto s’exclame.)
Océane Godard
Après de nombreuses heures – pour ne pas dire des dizaines d’heures – passées en commission puis dans l’hémicycle, jour et nuit, pendant plusieurs semaines, nous avons modifié la copie budgétaire initiale du gouvernement, à force de dialogue et de débat. Les socialistes ont fait preuve de responsabilité et d’exigence (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC. – M. François Cormier-Bouligeon applaudit également. – «Ah ! » sur les bancs du groupe LFI-NFP.) Ils ont prouvé qu’ils avaient une conscience fine de ce dont les Françaises et les Français ont besoin : de la stabilité, un budget, de l’écoute et de l’apaisement. Nous n’avons donc pas le compromis honteux. Je dirai même plus : aujourd’hui nous pouvons regarder calmement les Français et leur dire que 3,5 millions d’entre eux pourront partir à la retraite trois à six mois plus tôt car nous avons suspendu (« Décalé ! » sur plusieurs bancs du groupe LFI-NFP) la réforme des retraites, un totem de la politique d’Emmanuel Macron. (Applaudissements sur les bancs du groupe SOC.) Nous pourrons leur dire que nous protégeons leurs pensions de retraite et évitons aux 17 millions de retraités une perte de pouvoir d’achat – celle-ci aurait atteint 257 euros par an pour les retraités dont la pension moyenne s’élève à 1 500 euros mensuels net. Nous pourrons leur dire que l’année blanche a été supprimée (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe SOC) , ce qui signifie, concrètement, que, pour les allocataires du RSA – qui perçoivent 646 euros par mois –, le gain s’élèvera à 81 euros en 2026. Nous pourrons leur dire que l’enveloppe dédiée à l’hôpital public sera augmentée de 1 milliard d’euros, que la CSG sur le patrimoine des plus aisés sera relevée de 1,4 point, ce qui permet un rendement de près de 3 milliards sans que les petits épargnants soient touchés, que les aides à l’emploi et à l’apprentissage versées aux territoires d’outre-mer – dans le cadre de la Lodeom – ne seront pas réduites, que les franchises médicales ne doubleront pas et que les salariés continueront de bénéficier des chèques-vacances et des titres-restaurant. Je pourrais encore citer bien d’autres avancées qui protègent les Français et ne font pas peser la réduction de la dette sur les épaules des plus vulnérables. Alors oui, le texte est imparfait. Non, ce n’est pas le Grand Soir. Tel est d’ailleurs bien le sens du mot « compromis ». Toutefois, qu’irez-vous dire aux Français si cette motion de rejet est adoptée ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe SOC.) Comment leur expliquerez-vous ce choix ? Car la conséquence d’un tel vote sera la suppression de toutes les avancées que je viens de citer. Votre intransigeance mènera au rejet du budget… (Le temps de parole étant écoulé, Mme la présidente coupe le micro de l’oratrice. – Plusieurs députés du groupe SOC applaudissent cette dernière.)
Donnée non collectéeNi un débat ni un scrutin n’a d’auteur : il n’y a donc pas d’autre activité « du même auteur » à lister ici.
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