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En bref
Que faire face à la suppression de la prise en charge des frais de transport pour les convocations des demandeurs d'asile ?
Qui est concerné ?
Les demandeurs d'asile en situation de grande précarité et les associations les accompagnant sont directement touchés
À retenir
Suppression de la prise en charge des frais de transport par les CADA
Frais transférés aux demandeurs d'asile, très vulnérables
Risque de renoncement aux convocations en préfecture/OFPRA/CNDA
Inégalités territoriales accrues, concentration en Île-de-France
Appel à des dispositifs de prise en charge ou bons de déplacement
Résumé
Un nouveau cahier des charges des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), publié en mars 2026, transfère aux demandeurs d'asile la responsabilité des frais de transport pour les convocations en préfecture, à l'OFPRA ou à la CNDA. Cette réforme s'accompagne de craintes de renoncement aux procédures pour des publics déjà fragilisés, accentuant les inégalités territoriales. Les acteurs de terrain alertent sur les risques de concentration accrue des demandeurs en Île-de-France. Une question est posée sur les solutions pour garantir l'accès effectif aux droits.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Chantal Jourdan attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les conséquences du nouveau cahier des charges des centres d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA), publié le 26 mars 2026, à la suite de l'interpellation de l'association Coallia, engagée sur le secteur d'Alençon. Ce nouveau cadre ne prévoit plus la prise en charge, par les gestionnaires, des frais de transport liés aux convocations en préfecture, à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ou à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Cette évolution marque un recul par rapport aux dispositions antérieures et suscite de vives inquiétudes parmi les acteurs de terrain. Cette mesure transfère une charge financière significative vers des personnes particulièrement vulnérables. Les demandeurs d'asile, privés d'accès à l'emploi et disposant de ressources extrêmement limitées, ne sont pas en mesure d'assumer de tels frais sans compromettre la satisfaction de leurs besoins essentiels. Cette situation crée de fait une inégalité territoriale marquée et constitue un obstacle concret à l'accès aux procédures d'asile. Elle peut conduire certains demandeurs à renoncer à se rendre à leurs convocations, ou à s'exposer à des situations d'irrégularité, avec des conséquences administratives et financières parfois lourdes. Par ailleurs, cette orientation semble en contradiction avec les objectifs de la loi relative à l'immigration sur la répartition équilibrée des demandeurs d'asile, notamment en milieu rural. En rendant plus difficile la mobilité depuis ces territoires, elle risque d'encourager, de facto, une concentration accrue en Île-de-France. Dans ce contexte, il apparaît nécessaire d'envisager des solutions permettant de garantir un accès effectif aux droits, telles que la mise en place de dispositifs de prise en charge des transports ou l'attribution systématique de bons de déplacement lors des convocations. Des précédents existent, démontrant la faisabilité de telles mesures adaptées à des situations exceptionnelles. Aussi, elle lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement entend mettre en œuvre afin de garantir l'égalité d'accès aux procédures d'asile et de ne pas fragiliser davantage les publics concernés.
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