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En bref
L'institution doit se prononcer sur la création d'un statut rémunéré pour les étudiants vétérinaires cliniciens, inspiré de celui des externes en médecine humaine.
Qui est concerné ?
Les étudiants vétérinaires cliniciens en formation sont directement concernés.
À retenir
Absence actuelle de statut et de rémunération pour les étudiants vétérinaires durant leurs années de formation clinique
Participation active dès la 4e année, avec exercice à temps plein en 5e et 6e années
Comparaison avec les étudiants en médecine humaine : rémunération progressive dès les premières années hospitalières
Pratique de gardes de nuit et astreintes obligatoires sans contrepartie financière
Certains étudiants en 6e année atteignent un niveau d'autonomie autorisant des remplacements vétérinaires sous le régime de la carte verte
Résumé
Les étudiants vétérinaires cliniciens participent activement au fonctionnement des centres hospitaliers universitaires dès la quatrième année et assurent des missions à temps plein en cinquième et sixième années. Pourtant, ils ne bénéficient d'aucun statut reconnaissant leur contribution aux soins, contrairement aux étudiants en médecine humaine qui perçoivent une rémunération dès leurs premières années. Cette absence de cadre et de rémunération contribue à leur précarité financière, les poussant parfois à exercer des activités complémentaires nocturnes ou en week-end pour financer leurs études.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Anne-Cécile Violland attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur l'absence de statut et de rémunération des étudiants vétérinaires durant leurs années de formation clinique. Alors que les étudiants des écoles nationales vétérinaires participent activement au fonctionnement des centres hospitaliers universitaires vétérinaires dès la quatrième année et exercent à temps plein en cinquième et sixième années, ils ne bénéficient d'aucun statut spécifique reconnaissant leur contribution aux activités de soins, contrairement aux étudiants en médecine humaine. Cette situation conduit des étudiants réalisant des journées complètes de pratique clinique, des gardes de nuit et des astreintes obligatoires à exercer ces missions sans rémunération. En parallèle, les étudiants en médecine perçoivent une rémunération progressive dès leurs premières années hospitalières et bénéficient d'un statut réglementaire encadré. Cette différence de traitement apparaît d'autant plus difficile à justifier que les étudiants vétérinaires atteignent, en sixième année, un niveau d'autonomie leur permettant déjà d'assurer des remplacements vétérinaires sous le régime dit de la « carte verte », tandis que certains ont déjà soutenu leur thèse d'exercice. Cette absence de reconnaissance statutaire et financière contribue à la précarisation d'une partie des étudiants, contraints d'exercer une activité salariée complémentaire durant les nuits et les week-ends afin de financer leurs études. En conséquence, elle lui demande si le Gouvernement envisage la création d'un statut spécifique pour les étudiants vétérinaires cliniciens, inspiré de celui des externes en médecine humaine, comprenant notamment une reconnaissance réglementaire de leurs missions hospitalières ainsi qu'une rémunération adaptée à leur niveau de responsabilité et à leur contribution effective au service public de l'enseignement vétérinaire.
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