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En bref
On demande au ministère de la Culture de réagir face au rapport IGAC non transmis sur des allégations graves de harcèlement et d'abus de pouvoir au sein du Mucem.
Qui est concerné ?
Les quelque soixante agents auditionnés et leurs représentants syndicaux sont directement concernés.
À retenir
Rapport IGAC sur le mal-être au travail au Mucem depuis 2022
Allégations d'abus de pouvoir, favoritisme, intimidation et répression syndicale
Enquête IGAC lancée en mars 2026 après signalement de harcèlement sexuel et moral
Environ 60 agents auditionnés ; rapport jugé accablant
Saisine du procureur et enquête judiciaire ouverte
Rapport non transmis aux syndicats et représentants du personnel
Résumé
Dès 2022, des agents du Mucem ont signalé un mal-être au travail et des pratiques managériales contestables. Une enquête administrative a été ordonnée en mars 2026 à la suite de dénonciations de harcèlement, impliquant environ soixante salariés. Malgré des conclusions décrites comme accablantes et une saisine du procureur, le rapport n’a pas été partagé avec les représentants du personnel, ce qui inquiète sur un éventuel étouffement. Aucune mesure de protection des agents n’a été prise en attendant les résultats.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Hendrik Davi attire l'attention de Mme la ministre de la culture sur le rapport de l'IGAC sur le mal-être au travail au sein du Mucem qui vient de lui être remis. Les agents craignent qu'il soit enterré. Depuis 2022 et l'arrivée d'un nouveau président, des changements importants dans l'équipe, tant en matière de recrutements que de pratiques managériales, ont eu lieu. Les agents évoquent des souffrances au travail dues à des agissements inappropriés du président : abus de pouvoir, favoritisme, intimidation et répression syndicale. Déjà en 2024, une grève avait été fortement suivie pour dénoncer cette situation et un audit sur les risques psychosociaux avait eu lieu. Mais il a fallu attendre qu'un agent dénonce des faits de harcèlement sexuel et moral pour qu'une enquête administrative soit diligentée par l'IGAC, en mars 2026. Une soixantaine d'agents ont été auditionnés et le rapport serait, selon plusieurs sources, accablant. Les faits sont suffisamment graves pour que le procureur ait été saisi et qu'une enquête judiciaire démarre. Or, malgré les demandes répétées, le rapport n'a toujours pas été transmis aux organisations syndicales et représentants du personnel. Alors que le prochain conseil d'administration est prévu le 3 juillet 2026, ce refus de communication et de réaction de la part du ministère inquiète. La proximité du président avec le couple présidentiel fait craindre aux organisations syndicales que l'affaire soit étouffée. Par ailleurs, aucune suspension n'a été prononcée le temps de l'enquête et il s'avérait dangereux pour les agents qu'aucune mesure ne soit prise pour les protéger et mettre fin à cette situation. Dans un contexte de médiatisation salutaire des violences sexistes et sexuelles dans le milieu de la culture, Mme la ministre ne peut ignorer cette affaire et enterrer ce rapport. La parole de ces dizaines d'agents qui ont eu le courage de s'exprimer doit être entendue. Il est temps d'en finir avec la culture de l'impunité et les abus de pouvoir dans le monde du travail. C'est pourquoi il lui demande quelles mesures elle compte prendre pour mettre un terme à cette situation, au plus vite.
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