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En bref
La diplomatie française doit confirmer que le cas de femmes otages est traité et presser le Nigeria pour leur libération et protection.
Qui est concerné ?
À retenir
Leah Sharibu otage du groupe ISWAP au Nigeria depuis plus de huit ans (enlèvement en février 2018 à 14 ans)
91 lycéennes enlevées en 2014 encore portées disparues
Cas de violences sexuelles, mariages forcés et détentions signalés
Demande de pression diplomatique française sur les autorités nigérianes
Questions sur les mesures concrètes pour protéger les femmes et enfants vulnérables
Résumé
Leah Sharibu, une jeune femme nigériane, serait détenue depuis plus de huit ans par le groupe ISWAP. Quatre-vingt-onze lycéennes enlevées en 2014 au Nigeria, les « filles de Chibok », restent portées disparues. Ces situations s’accompagnent de violences et de mariages forcés dans la région. La question parlementaire demande à la France d’agir via ses services diplomatiques pour assurer la protection et la libération des personnes encore détenues.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Sandrine Rousseau attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation de Mme Leah Sharibu, qui serait une jeune femme otage au Nigéria du groupe ISWAP (État islamique en Afrique de l'Ouest) depuis plus de huit ans. En effet, Mme la députée a été alertée à plusieurs reprises à son sujet et souhaiterait s'assurer que ce cas est bien connu des services diplomatiques français. En février 2018, Leah Sharibu, âgée de 14 ans, a été enlevée avec 109 de ses camarades de classe. Elle serait la seule encore détenue, en raison de sa confession. Enlèvements, violences sexuelles, mariages forcés... Ces situations s'inscrivent également dans un temps long : après l'enlèvement des filles de Chibok en 2014, le mouvement « Bring Back Our Girls » avait mis la lumière sur 276 lycéennes kidnappées ; aujourd'hui, 91 seraient encore portées disparues. La France a le devoir de protéger les communautés vulnérables et de tout mettre en œuvre pour assurer le retour des femmes et des filles actuellement détenues. Mme la députée s'inquiète que ces priorités soient bien au cœur de l'action de la France dans cette région du monde. Dans la continuité de la Journée internationale pour l'élimination de la violence sexuelle en temps de conflit et en tant que parlementaire française, elle prie M. le ministre de bien vouloir porter à l'attention des autorités nigérianes ces situations dramatiques, afin que des mesures immédiates soient prises pour renforcer la protection, les droits et la dignité des femmes et des enfants vulnérables. Elle souhaiterait connaître ses intentions à ce sujet.
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