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En bref
Le Gouvernement est interrogé sur la possibilité de faire de la prévention des amputations liées au diabète une priorité nationale et de soutenir les unités ambulatoires hospitalières spécialisées.
Qui est concerné ?
Les patients diabétiques et leurs aidants sont directement concernés par cette prise en charge
À retenir
Le diabète concerne plus de 4 millions de personnes en France
Cause majeure d'ulcérations chroniques du pied et d'amputations évitables
Plusieurs milliers d'amputations pourraient être évitées chaque année avec une prise en charge précoce et coordonnée
Des unités ambulatoires hospitalières innovantes réduisent les hospitalisations complètes
Exemple de succès à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière : soins spécialisés, coordination pluridisciplinaire et recherche clinique
Limites actuelles : moyens humains, immobiliers et organisationnels insuffisants
Résumé
Le diabète touche plus de 4 millions de personnes en France et représente une cause majeure d'amputations du pied, souvent évitables avec une prise en charge précoce et coordonnée. Plusieurs établissements hospitaliers ont mis en place des unités ambulatoires spécialisées permettant une meilleure efficacité des soins et une réduction des coûts. Cependant, ces structures peinent à se développer en raison de moyens limités. Le Gouvernement est interrogé sur sa volonté d'en faire une priorité nationale et de soutenir leur expansion.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Marcellin Nadeau attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la nécessaire reconnaissance nationale des parcours innovants de prise en charge du pied diabétique. Le diabète concerne aujourd'hui plus de quatre millions de personnes en France et constitue l'une des principales causes d'ulcérations chroniques du pied, d'hospitalisations prolongées, de perte d'autonomie et d'amputations des membres inférieurs. Chaque année, plusieurs milliers d'amputations sont réalisées à la suite de complications du diabète, alors même qu'une part importante d'entre elles pourrait être évitée grâce à une prise en charge précoce, coordonnée et pluridisciplinaire associant diabétologues, chirurgiens vasculaires, infectiologues, podologues, infirmiers spécialisés, radiologues, rééducateurs et professionnels du maintien à domicile. Plusieurs équipes hospitalières françaises ont développé des organisations innovantes reposant sur des unités ambulatoires spécialisées, permettant une prise en charge rapide des plaies complexes, une diminution des hospitalisations complètes, une amélioration du pronostic fonctionnel des patients ainsi qu'une réduction des coûts pour l'assurance maladie. Le service de diabétologie de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière a notamment mis en œuvre un parcours de soins particulièrement innovant intégrant soins spécialisés, coordination pluridisciplinaire, suivi ambulatoire et activités de recherche clinique. Toutefois, les moyens humains, immobiliers et organisationnels dont dispose actuellement cette équipe limitent fortement son développement ainsi que sa capacité à répondre à l'augmentation constante des besoins. Au-delà du seul cas de cet établissement, cette situation interroge la stratégie nationale de prévention des amputations liées au diabète et la diffusion des modèles organisationnels ayant démontré leur efficacité. Il lui demande en conséquence si le Gouvernement entend faire de la prévention des amputations liées au diabète une priorité nationale de santé publique et s'il envisage de soutenir le développement des unités ambulatoires spécialisées dans la prise en charge du pied diabétique au sein des établissements hospitaliers, également si une labellisation de centres experts associant soins, recherche et innovation pourrait être créée et enfin, quelles mesures le Gouvernement entend prendre afin de favoriser la diffusion des organisations les plus performantes et de renforcer les moyens consacrés à cette filière de soins.
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