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En bref
L'institution est invitée à rendre intégralement remboursables les auto-prélèvements HPV sans condition préalable, pour faciliter l'accès généralisé au dépistage du cancer du col de l'utérus.
Qui est concerné ?
Les femmes en situation de précarité ou dans des déserts médicaux sont particulièrement concernées par l'accès au dépistage.
À retenir
3 000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus détectés chaque année en France
1 100 décès annuels liés à ce cancer malgré sa prévention possible
Objectif de 80 % de couverture de dépistage d'ici 2030
Taux de participation de 60,9 % en 2024, en progression de 9,7 points depuis 2017
Remboursement actuel des auto-prélèvements limité à 60 %
Condition préalable de frottis pour le remboursement des auto-prélèvements HPV
Résumé
La question parlementaire sollicite le remboursement intégral et sans condition préalable des auto-prélèvements HPV pour le dépistage du cancer du col de l'utérus afin d'améliorer l'accès aux soins. Actuellement remboursés à 60 %, ces dispositifs permettraient de réduire les inégalités territoriales et sociales, notamment dans les déserts médicaux et outre-mer. Le programme national de dépistage organisé vise une couverture de 80 % d'ici 2030, avec un taux de participation à 60,9 % en 2024. Quelque 3 000 nouveaux cas de cette maladie sont détectés chaque année en France.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Evelyne Corbière Naminzo attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la nécessité de rembourser intégralement les auto-prélèvements papillomavirus humain (HPV), afin de renforcer l'accès au dépistage du cancer du col de l'utérus. Chaque année, près de 6 400 nouveaux cas de cancers liés aux papillomavirus humains sont détectés en France. Le cancer du col de l'utérus, qui touche encore près de 3 000 personnes par an, demeure l'un des seuls cancers dont le pronostic vital s'aggrave avec le temps, avec près de 1 100 décès chaque année en France. Pourtant, dans la majorité des cas, ces cancers pourraient être évités en moyennant une politique de prévention renforcée, reposant sur la vaccination des filles et des garçons âgés de 11 à 14 ans et sur un dépistage régulier après 25 ans. Pour cela, un programme national de dépistage organisé du cancer du col de l'utérus (PNDOCCU) a été généralisé en 2018 en France. Il a pour objectif de réduire l'incidence et le nombre de décès de 30 % en 10 ans et d'atteindre une couverture de 80% des femmes éligibles d'ici 2030. Toutefois, malgré une progression de 9,7 points depuis 2017, le taux national de participation au dépistage n'était que de 60,9 % en 2024. Ce chiffre global masque des disparités territoriales et sociales importantes dans le recours au dépistage, particulièrement marquées dans les territoires ultramarins à cause de l'éloignement géographique et des difficultés d'accès aux soins. À ce titre, le développement des auto-prélèvements vaginaux constitue une avancée dans l'accès au dépistage. Cette méthode permet à des femmes habitant loin des centres de santé ou à des femmes réticentes à l'idée de se faire examiner par un gynécologue de pouvoir se dépister elles-mêmes. Toutefois, l'auto-prélèvement HPV n'est remboursé aujourd'hui qu'à hauteur de 60 % par l'assurance maladie, et son remboursement nécessite souvent d'avoir effectué au préalable un frottis cervico-utérin (FCU) par un professionnel de santé. De nombreuses femmes vivant en situation de précarité ou dans des déserts médicaux n'ont donc pas accès à ces auto-prélèvements. Alors que le HPV est l'infection sexuellement transmissible la plus fréquente dans le monde, l'élimination des cancers HPV ne peut être réalisable que si le programme vaccinal s'accompagne d'un accès facilité au dépistage. Rembourser intégralement les auto-prélèvements, c'est donc permettre à plus de femmes de se dépister et de se faire diagnostiquer. C'est réduire les inégalités territoriales et sociales de santé. Il s'agit ici d'une urgence vitale dans la mesure où une détection précoce peut considérablement améliorer le pronostic et la qualité de vie des patients atteints par le cancer. Elle invite donc le Gouvernement à mettre en place le remboursement des auto-prélèvements vaginaux, sans obligation préalable de réaliser un frottis cervico-utérin, afin que toute personne souhaitant se faire dépister, avec ou sans symptôme, puisse le faire sans condition de ressources.
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