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En bref
Cette convention établit un cadre juridique pour faciliter l'échange de preuves et informations judiciaires entre la France et le Suriname, avec des limites liées à la corruption et à un retard de ratification.
Qui est concerné ?
La Guyane française et les pays limitrophes via les enjeux transfrontaliers comme l'orpaillage illégal, le narcotrafic ou les flux migratoires non régulés.
À retenir
Coopération judiciaire en matière pénale contre l'orpaillage illégal et le narcotrafic transfrontaliers
Frontière de 520 km avec la Guyane et 1 000 traversées quotidiennes du fleuve Maroni
Classé 38/100 à l'indice de perception de la corruption au Suriname en 2025
Convention signée en mars 2021, complétée par un avenant sur les données personnelles en juin 2023
Exécution aléatoire et lente des dénonciations : 21 demandes françaises en 10 ans, souvent sans suite
Développement de patrouilles conjointes et d'unités CRAJ contre les réseaux criminels
Objectif
Instaurer un cadre juridique stable pour faciliter l'entraide judiciaire entre la France et le Suriname contre la criminalité organisée transnationale, notamment l'orpaillage illégal et le narcotrafic.
Résumé
Le Suriname partage une frontière de 520 km avec la Guyane française, région confrontée à des trafics majeurs d'orpaillage illégal et de cocaïne en provenance des réseaux colombiens. Malgré plus de 1 000 traversées quotidiennes du fleuve Maroni, l'absence historique de convention bilatérale en matière pénale limitait fortement la coopération judiciaire entre les deux pays. Cette convention, signée à Paris en mars 2021 puis modifiée en juin 2023, crée enfin un cadre procédural commun pour formaliser les échanges de preuves, les auditions par visioconférence, les perquisitions et les saisies. Son efficacité dépendra de la ratification par le parlement surinamais, condition de son entrée en vigueur, ainsi que de moyens opérationnels renforcés pour lutter contre la corruption systémique affectant ce pays.
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