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En bref
Le gouvernement répond à la nécessité de mesures contraignantes pour garantir un accès équitable aux soins de premier recours dans les QPV.
Qui est concerné ?
Les habitants des QPV confrontés à des difficultés d'accès aux soins primaires sont directement concernés.
À retenir
Les QPV concentrent plus de maladies chroniques et une surmortalité précoce que la moyenne nationale
Délais d'attente allongés et difficulté pour trouver un médecin généraliste dans les QPV
Recours croissant aux services d'urgences dans ces territoires
Dispositifs existants (aides à l'installation, maisons de santé) jugés insuffisants et non contraignants
Fragilisation des soins de proximité par les lois de financement de la sécurité sociale
Résumé
Les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) affichent des indicateurs de santé structurellement préoccupants, avec des besoins sanitaires supérieurs à la moyenne nationale et des professionnels de santé en nombre insuffisant. Les habitants subissent des délais d'attente prolongés pour consulter un médecin, une difficulté accrue à trouver un médecin généraliste acceptant de nouveaux patients, et un recours accru aux urgences. Malgré l'engagement des collectivités locales, les dispositifs actuels ne permettent pas de résorber les inégalités territoriales faute de caractère contraignant.
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Question
M. Idir Boumertit attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la situation préoccupante de l'accès aux soins dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Les QPV concentrent des indicateurs de santé structurellement inquiétants : prévalence plus élevée des maladies chroniques, surmortalité précoce, moindre recours aux soins préventifs... Ces territoires présentent des besoins sanitaires supérieurs à la moyenne nationale, tout en restant significativement sous-dotés en professionnels de santé. Dans la commune de Vénissieux, ce constat est particulièrement patent : les habitants des quartiers prioritaires se heurtent à des délais d'attente rallongés, à la contrainte pour les médecins généralistes d'accepter de nouveaux patients et à un recours contraint aux services d'urgences. Le droit à la protection de la santé, consacré par le onzième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946, impose à la puissance publique une obligation d'effectivité et non de simple proclamation. Or les dispositifs existants : aides à l'installation, maisons de santé pluriprofessionnelles, etc., se sont révélés insuffisants à résorber les inégalités territoriales d'accès aux soins dans les QPV, faute de caractère contraignant. Si les collectivités locales, à l'image de la ville de Vénissieux qui s'engage dans le développement d'actions de prévention et de médiation sanitaire au bénéfice de ses habitants, assument pleinement leur rôle de proximité, elles ne peuvent pour autant compenser seules un désengagement progressif de l'État. Les derniers projets de loi de financement de la sécurité sociale ont en effet fragilisé les dispositifs de soins de proximité qui constituent souvent le seul recours sanitaire accessible dans les quartiers prioritaires. Cette évolution fait peser une charge croissante sur des territoires qui, malgré leur mobilisation, ne sauraient se substituer à la responsabilité nationale en matière d'accès aux soins. Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir préciser quelles mesures contraignantes le Gouvernement entend mettre en œuvre pour garantir un accès effectif et équitable aux soins de premier recours dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville, le renforcement des obligations de service dans les QPV et les moyens accordés aux collectivités pour porter des solutions de proximité adaptées aux besoins de leurs habitants.
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