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En bref
Demande de reconnaissance du régime commun d'assurance maladie européen pour les retraités résidant en France
Qui est concerné ?
Anciens fonctionnaires européens retraités du RCAM résidant en France
À retenir
4 000 anciens fonctionnaires et ayants droit concernés (3 000 agents + 1 000 proches)
RCAM : régime spécifique des institutions européennes couvrant frais de santé
Non-reconnaissance du RCAM par les autorités et établissements français
Exclusion de la Carte Vitale et difficultés d'accès à l'hospitalisation et aux EHPAD
Vieillissement de la population concernée et digitalisation croissante des soins
Solutions existantes dans d'autres États membres pour faciliter l'accès aux soins
Résumé
Cette question porte sur les difficultés administratives, d'accès aux soins et de numérisation des procédures rencontrées par les anciens fonctionnaires européens retraités du régime commun d'assurance maladie lorsqu'ils résident en France. Leur situation est compliquée par l'absence de reconnaissance opérationnelle du RCAM par les systèmes de santé et médico-sociaux français. Environ 4 000 personnes seraient concernées par ces obstacles croissants à l'accès aux dispositifs de soins et de prévention. Des solutions existent dans d'autres États membres de l'Union européenne pour faciliter l'articulation avec les régimes locaux.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Sylvie Robert attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les difficultés rencontrées en France par les anciens fonctionnaires et agents retraités de l'Union européenne relevant du régime commun d'assurance maladie des institutions européennes, dit « RCAM ». Ces personnes, pour beaucoup de nationalité française et résidant en France après avoir exercé leur carrière au sein des institutions européennes, ne relèvent pas de l'assurance maladie française. Elles sont couvertes par le RCAM, régime propre aux institutions européennes, financé notamment par les cotisations de ses affiliés et par le budget européen. Toutefois, l'absence de reconnaissance opérationnelle de ce régime par les autorités françaises et par les établissements de santé entraîne de nombreuses difficultés concrètes. Les affiliés ne peuvent pas obtenir de carte Vitale et sont, de ce fait, exclus de nombreux dispositifs désormais structurés autour de l'informatisation des procédures de santé. Cette situation peut compliquer l'accès à l'hospitalisation, à certaines cliniques de rééducation ou encore à des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes. Elle peut également créer des obstacles dans le cadre de campagnes de prévention, de vaccination, de dépistage ou de constitution du dossier médical partagé. Ces difficultés sont d'autant plus préoccupantes que la population concernée vieillit et que les démarches de santé reposent de plus en plus sur des outils numériques conçus autour du système français d'assurance maladie. Selon les éléments transmis par les représentants des affiliés, environ 3 000 anciens agents et 1 000 ayants droit supplémentaires seraient concernés. Les personnes affiliées au RCAM ne demandent pas une prise en charge financière par l'assurance maladie française, mais une reconnaissance effective de leur régime afin d'éviter des ruptures d'accès aux soins ou des traitements administratifs discriminants. Il semble que des discussions aient déjà été envisagées entre la Commission européenne et les autorités nationales afin de permettre une reconnaissance mutuelle ou une meilleure articulation entre le RCAM et les systèmes nationaux d'assurance maladie. Des solutions existent par ailleurs dans d'autres États membres, où des modalités spécifiques permettent aux affiliés au RCAM d'accéder plus simplement aux soins. Elle lui demande donc si le Gouvernement entend engager, en lien avec la Commission européenne et les ministères français compétents, une discussion visant à assurer la reconnaissance effective du RCAM par les autorités françaises, les établissements de santé et les établissements médico-sociaux. Elle souhaite également savoir quelles solutions concrètes pourraient être envisagées, carte spécifique, interface administrative, convention ou tout autre dispositif adapté, afin de garantir aux affiliés résidant en France un accès effectif, fluide et non discriminatoire aux soins, sans transfert de charge financière vers l'assurance maladie française.
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