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En bref
Le ministère de la Santé est interrogé sur une possible réforme des critères de sélection en IFSI pour réduire les abandons en première année.
Qui est concerné ?
Les étudiants en formation infirmière et les professionnels de santé sont directement concernés par cette question.
À retenir
Taux d'abandon en première année en IFSI : 20 à 30 % selon les établissements, comme à Quimper.
37 % des établissements de santé déclarent des difficultés de recrutement, aggravées par ces abandons.
Taux d'abandon moyen dans le supérieur en France : 19,8 % (INSEE), contre 14,2 % en Europe (Eurostat).
Accès aux IFSI sans concours, via Parcoursup, basé sur l'examen de dossier.
Proposition d'évaluer plus strictement les motivations des candidats pour limiter les abandons.
Résumé
Les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI) enregistrent un taux d'abandon élevé en première année, atteignant 20 à 30 % dans certains établissements. Ce phénomène, supérieur à la moyenne européenne, contribue aux difficultés de recrutement dans le secteur de la santé. L'accès aux IFSI, actuellement basé sur une sélection via Parcoursup sans concours, pourrait être revu pour mieux cibler les motivations des candidats et réduire ces abandons.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Michel Canévet attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le taux d'abandon en première année dans les instituts de formation en soins infirmiers (IFSI). Ainsi, à l'institut de formation en soins infirmiers de Quimper, chaque année le taux d'abandon est de 20 à 30 %. Ce constat est alarmant, alors que 37 % des établissements du secteur déclarent déjà rencontrer des difficultés de recrutement. Cela impacte directement la santé des Bretons, à court et moyen termes. Cet exemple n'est malheureusement pas un cas à part et se retrouve partout en France. Ainsi, ce taux d'abandon pour l'ensemble des formations du supérieur est proche de celui de l'IFSI de Quimper. Il est, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), de 19,8 %. En Europe, cet abandon est de 14,2 % selon les données Eurostat. Cette situation pourrait s'expliquer par le fait que les lycéens et étudiants en réorientation peuvent accéder aux formations en soins infirmiers après le baccalauréat sans concours, par une simple procédure d'examen de dossier. Il paraît nécessaire de faire évoluer Parcoursup et ses modalités de recrutement, notamment en orientant et en évaluant de façon plus stricte les motivations des étudiants. Il s'agit d'un enjeu essentiel et nécessaire pour nos jeunes, leurs formations et l'avenir dans notre pays. Il lui demande donc si une évolution des conditions de recrutement en IFSI, en tenant mieux compte des motivations des candidats, est envisageable.
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