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Question
Mme Anne-Sophie Romagny attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur les conséquences de la réforme des modalités d'admission en instituts de formation en soins infirmiers (IFSI), intervenue avec la suppression du concours d'entrée au profit d'un recrutement par la plateforme Parcoursup. Cette réforme, effective depuis 2019, visait à simplifier et à démocratiser l'accès à la formation infirmière. Pourtant, plusieurs années après son entrée en vigueur, cette évolution suscite des interrogations parmi les professionnels de santé et les responsables d'IFSI. Nombre d'entre eux constatent une augmentation des abandons en cours de formation et s'interrogent sur l'existence d'un lien avec les nouvelles modalités de recrutement. En effet, si l'ancien concours pouvait être critiqué pour son caractère trop sélectif, il permettait néanmoins d'apprécier la motivation des candidats à exercer une profession exigeante, tant sur le plan humain que professionnel. Désormais, la sélection reposant principalement sur l'examen des dossiers déposés sur la plateforme Parcoursup, ces derniers ne permettent pas nécessairement d'apprécier avec la même précision la motivation des candidats. Or, dans un contexte marqué par une pénurie persistante d'infirmiers, il apparaît indispensable de disposer d'une évaluation objective de cette réforme afin d'en mesurer les effets sur le recrutement, la formation et la fidélisation des futurs professionnels. Elle lui demande, en conséquence, quel bilan le Gouvernement tire de la mise en place du recrutement en IFSI par l'intermédiaire de Parcoursup. Elle souhaite notamment savoir si cette réforme a eu une incidence sur le profil des étudiants admis, les taux d'abandon en cours de formation, les taux de réussite au diplôme d'État d'infirmier, ainsi que sur la capacité des instituts à former, en nombre suffisant, les professionnels dont notre système de santé a besoin.
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