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En bref
Le ministère de l'Agriculture est interrogé sur la réforme des épreuves d'accès à la profession pour les vétérinaires diplômés au Royaume-Uni, jugées trop sélectives et peu transparentes.
Qui est concerné ?
Les vétérinaires diplômés au Royaume-Uni souhaitant exercer en France sont directement concernés.
À retenir
Taux d'échec de 80 % au « contrôle de connaissances » pour les diplômés hors UE, dont le Royaume-Uni.
Épreuve critiquée pour son format (QCM à points négatifs) favorisant la mémorisation plutôt que les compétences cliniques.
Absence de transparence : pas de programme détaillé ni d'annales corrigées, contrairement au modèle américain (NAVLE).
Épreuve orale jugée disproportionnée, axée sur la récitation du code de déontologie plutôt que sur les capacités pratiques.
Demande d'équivalence automatique pour les cursus entamés avant 2021 au titre des droits acquis.
Proposition de décentraliser l'examen et de le baser sur un syllabus public pour évaluer le discernement clinique.
Résumé
Les vétérinaires diplômés au Royaume-Uni doivent passer un « contrôle de connaissances » pour exercer en France, régi par le code rural. Ce dispositif, marqué par un taux d'échec élevé, est contesté pour son manque de transparence et son format jugé obsolète. Les épreuves actuelles privilégieraient la mémorisation plutôt que l'évaluation des compétences pratiques, comme le diagnostic ou la chirurgie. Une réforme est demandée pour aligner le processus sur des standards plus équitables et accessibles.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Vincent Caure attire l'attention de Mme la ministre de l'agriculture, de l'agro-alimentaire et de la souveraineté alimentaire sur le dispositif d'accès à la profession de vétérinaire pour les diplômés hors UE (Royaume-Uni). Le « contrôle de connaissances » prévu par l'article R. 241-13 du code rural et de la pêche maritime s'apparente, par ses modalités, à un concours sélectif (taux d'échec de 80 %). Il contrevient à l'esprit de l'exercice professionnel fondé sur la compétence. M. le député relève des anomalies techniques. Obsolescence de l'épreuve : le QCM à points négatifs pénalise la pratique clinique réflexive au profit d'un bachotage mémoriel ; absence de transparence : contrairement au NAVLE américain, aucun programme détaillé (syllabus) ni annale corrigée n'est fourni, plaçant les candidats dans une insécurité juridique totale ; disproportion du jury : l'épreuve orale, exigeant la récitation du code de déontologie, déconnecte l'évaluation des capacités chirurgicales ou diagnostiques réelles du vétérinaire. Il lui demande si le Gouvernement compte instaurer une équivalence automatique pour les cursus entamés avant 2021, au titre de la protection des droits acquis ; décentraliser l'examen et le transformer en une épreuve certificative unique, basée sur un syllabus public et accessible ; revoir le format des épreuves pour garantir qu'elles évaluent le discernement clinique plutôt que la mémorisation littérale du droit national.
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