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En bref
La question demande au ministre de l’Intérieur les garanties concernant les droits des migrants face à l’usage de l’IA dans les préfectures.
Qui est concerné ?
À retenir
Expérimentation d'IA dans 5 préfectures pour accélérer le traitement des titres de séjour depuis février 2026
Objectif : accélération des demandes de titres de séjour
Généralisation prévue en 2027
Risques identifiés : ruptures de droits et difficultés opérationnelles
Question : garanties contre les ruptures de droits soudaines ou injustifiées
Question : individualisation stricte des examens malgré l'IA
Résumé
L’IA est actuellement testée dans cinq préfectures depuis février 2026 pour accélérer l’instruction des titres de séjour. Un déploiement national est envisagé en 2027. Des craintes existent quant aux risques de ruptures de droits, déjà soulignés par le Conseil d’État. Le ministre est appelé à préciser les mesures pour protéger les droits des usagers et garantir un accompagnement humain.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Guillaume Gouffier Valente interroge M. le ministre de l'intérieur sur les risques liés au recours à des outils d'intelligence artificielle (IA) dans le traitement des titres de séjour au sein des préfectures. En février 2026, M. le Premier ministre annonçait le lancement d'une expérimentation visant à mobiliser l'intelligence artificielle (IA) afin d'accélérer le traitement des demandes de titres de séjour dans cinq préfectures pilotes, avec une perspective de généralisation du dispositif à l'horizon 2027. Si l'IA peut, lorsqu'elle est strictement encadrée, contribuer à l'amélioration de l'efficacité du service public, son intégration dans le traitement des titres de séjour soulève plusieurs interrogations quant au respect des droits et libertés fondamentales des usagers. Ces interrogations apparaissent d'autant plus prégnantes que les dispositifs de dématérialisation des démarches en préfecture ont déjà conduit à des difficultés opérationnelles, appelant des correctifs, comme l'a récemment rappelé le Conseil d'État (CE, 5 mai 2026, Fédération des Acteurs de la solidarité et autres, n° 502860) s'agissant de la plateforme d'administration numérique des étrangers en France (ANEF), notamment en matière de ruptures de droits. Dans ce contexte, M. le député interroge M. le ministre sur les garanties apportées afin d'éviter que les personnes concernées par cette expérimentation ne subissent des ruptures de droits soudaines ou injustifiées. Il l'interroge également sur les garanties quant au caractère strictement individualisé de l'examen des demandes dans un cadre intégrant des outils d'IA ainsi que les alternatives prévues pour les usagers, notamment en matière d'accompagnement humain, en cas de recours à ces dispositifs automatisés.
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