Auteurs tels que la source officielle les nomme. PoliTrust ne publie aucun rapporteur et ne dispose pas du groupe parlementaire des signataires à la date du texte.
Code de régime publié par la source. PoliTrust n’en publie pas l’intitulé : la source ne le fournit pas à côté du code, et le déduire reviendrait à écrire à sa place.
PoliTrust n’a pas collecté l’intitulé de ce ministère : seule sa référence officielle figure dans les données importées. La source officielle ci-dessus l’écrit en toutes lettres.
Donnée non collectéeLa source officielle ne rattache pas les questions à un dossier législatif.
La source officielle ne publie pas de relation déterministe vers un dossier pour cette question. La page et ses métadonnées restent accessibles.
Reformulation citoyenne produite par PoliTrust à partir du seul texte officiel ci-dessous. Elle n’a aucune valeur officielle : le texte de la source fait foi, et il est reproduit sans modification.
En bref
La Commission européenne doit indiquer si elle a reconduit et révisé à la hausse les droits anti-dumping sur les importations de glutamate monosodique (MSG) en provenance de Chine et d'Indonésie avant l'expiration
Qui est concerné ?
Les producteurs français de glutamate monosodique, leurs salariés et les agriculteurs fournisseurs de matières premières sont directement impactés.
À retenir
Droits anti-dumping sur le glutamate monosodique chinois et indonésien expirant le 20 avril 2026 sauf réexamen
Coût de production deux fois moindre à l'importation mais une empreinte carbone cinq fois plus forte
1 000 emplois menacés en France dans la filière du MSG
Droits anti-dumping en vigueur depuis 2009 pour la Chine et 2015 pour l'Indonésie
Proposition de révision à la hausse des droits sur les importations chinoises (passage de 50 % à 80 % envisagé)
Risque de fermeture des sites industriels français et perte de débouchés pour les agriculteurs de la Somme et de l'Aisne
Résumé
La Commission européenne doit statuer sur le renouvellement des droits anti-dumping appliqués aux importations de glutamate monosodique (MSG) en provenance de Chine et d'Indonésie. Ces droits, en place depuis 2009 pour la Chine et 2015 pour l'Indonésie, visent à protéger les producteurs européens d'une concurrence jugée déloyale. Leur reconduction est jugée indispensable pour éviter la fermeture de sites industriels menacés de disparition, avec un impact direct sur l'emploi. Une révision à la hausse des droits pour la Chine est également recherchée pour renforcer la protection du marché européen.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Laurent Somon appelle l'attention de M. le ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe concernant les droits anti-dumping sur le glutamate monosodique de synthèse (MSG) en provenance de Chine et d'Indonésie qui expirent le 20 avril 2026, sauf réexamen. Le glutamate monosodique de synthèse est fabriqué par la fermentation d'amidon, de betteraves sucrières, de canne à sucre ou de mélasse pour renforcer le goût des aliments. Le cout de revient est deux fois moins élevé en Chine et en Indonésie, mais avec une emprunte carbone cinq fois plus forte, et 1 000 emplois menacés en France. La commission européenne protège les industriels européens de la concurrence déloyale sur leur marché grâce aux enquêtes anti-dumping et de sauvegarde. Le renouvellement des droits antidumping, imposés aux importations de MSG d'origine chinoise et indonésienne par l'Union depuis 2009 et 2015, ainsi que la révision de ces droits à la hausse en ce qui concerne les importations chinoises, est indispensable pour assurer la pérennité des sites industriels français et des emplois y afférents. La fermeture des sites industriels entraînerait une dépendance de l'industrie agro-alimentaire européenne aux importations chinoises, la perte de ces capacités et emplois industriels, et, vu la quantité importante de betteraves et de céréales consommées dans la production de ses entreprises productrices de MSG, la perte d'un débouché important pour les agriculteurs de la Somme et de l'Aisne. Il lui demande s'il a mis en oeuvre la reconduction et la révision des mesures anti-dumping applicables au glutamate monosodique de synthèse originaire de Chine et d'Indonésie.
Réponse du ministère
M. le président. La parole est à M. Laurent Somon, auteur de la question n° 982, adressée à M. le ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé de l'Europe. M. Laurent Somon. Monsieur le ministre, peut-on redresser notre industrie en injectant 1,6 milliard d'euros d'argent public pour la décarbonation et solliciter des investissements privés et locaux massifs pour préserver les bassins d'emploi, tout en laissant persister des pratiques manifestement anticoncurrentielles au sein du marché intérieur européen de la part des fabricants chinois ? Quand la Commission européenne va-t-elle enfin se résoudre à agir pour protéger la lysine, produit pour lequel il existe un enjeu vital de concurrence ? La société Eurolysine est la dernière et unique usine en Europe spécialisée dans la production d'acides aminés de fermentation. La concurrence chinoise a investi au-delà de ses besoins. Elle exporte ses excédents sur le marché européen à des prix artificiellement bas et inférieurs à ceux du marché national. Or Eurolysine et ses 350 salariés doivent surmonter une concurrence déloyale conjuguée à un défi majeur de compétitivité-prix. L'entreprise a créé 50 emplois et investi 20 millions d'euros en 2025, puis 13 millions d'euros en 2026. Elle vient d'être retenue, avec six autres sociétés, au titre de ladite subvention de 1,6 milliard d'euros, afin de poursuivre la décarbonation du site. Depuis la reprise en juillet 2024, la production est repartie grâce aux investissements réalisés. L'État a d'ores et déjà réaffirmé son engagement. Il revient désormais à la Commission européenne de porter les droits de douane de 50 % à 80 % sur les produits issus de pratiques déloyales, afin de sauver le dernier fabricant européen de lysine, sérieusement menacé par des pratiques de dumping. Dans un monde où le repli sur soi devient la règle économique, j'espère que, au salon Global Industrie, la question de la protection des industries françaises sera centrale. Il est urgent que le Gouvernement protège les Français qui travaillent dans nos territoires, en assurant le respect des règles commerciales. Le groupe Eurolysine a déposé le 11 février dernier une nouvelle plainte auprès de la Commission européenne pour obtenir l'ouverture d'une enquête dite « anti-absorption ». Il s'agit du dernier rempart européen pour une filière stratégique, sauvée par le groupe Avril et par Bpifrance. M. le président. La parole est à M. le ministre délégué. M. Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l'attractivité. Monsieur le sénateur, j'ai bien entendu votre appel concernant Eurolysine. Nous suivons ce dossier de très près. Je suis moi-même intervenu auprès de la Commission européenne, afin de mettre en oeuvre toutes les mesures possibles pour protéger l'usine. Parallèlement, un soutien significatif de l'État, conjugué à des dispositifs européens, accompagne notamment la décarbonation du site. De gros efforts sont ainsi conduits. S'agissant du dernier fabricant en Europe de ce type de produit, il est absolument nécessaire pour notre industrie d'exercer une vigilance extrêmement précise. Plus globalement, la Commission européenne assume, en vertu des traités, sa responsabilité de mobiliser les outils de défense commerciale dont elle dispose, de façon à protéger nos entreprises contre les pratiques de concurrence déloyale, notamment celles que vous avez citées et qui viennent de Chine. Tel est précisément le cadre d'action qui est prévu pour le présent dossier. Un dialogue constant est entretenu avec les entreprises, à condition qu'elles nous saisissent - mais c'est bien ce qui s'est produit ici. Cette coopération permet au Gouvernement et à la Commission européenne de déployer efficacement les instruments dont nous disposons : mesures antidumping, mesures anti-subvention et mesures de sauvegarde. À ces dispositifs s'ajoutent désormais des mesures plus globales et qui vont très loin, puisque l'Union européenne a mis en oeuvre des instruments anti-coercition qui nous permettent d'être extrêmement puissants. Cette boîte à outils européenne, qui s'est beaucoup développée, s'adresse aussi bien aux entreprises - c'est le cas d'Eurolysine -, pour les protéger contre la concurrence déloyale, qu'à l'ensemble d'un secteur ou aux besoins de notre économie. M. le président. Il faut conclure, monsieur le ministre. M. Nicolas Forissier, ministre délégué. L'Union européenne et la France jouent un rôle moteur en ce domaine. Nous mettons tout en oeuvre pour protéger notre industrie. Comme je l'ai souvent rappelé, nous ne devons plus être naïfs, en particulier en France. Des échanges récents avec mon collègue Sébastien Martin ont permis d'aborder de nouveau ce dossier. Il continuera de faire l'objet d'un suivi particulièrement attentif auprès de la Commission européenne.
Couverture partielleLes 6 activités les plus récentes du même auteur, rattachées par l’identifiant officiel que la source porte sur chaque texte. La fiche de l’élu porte l’intégralité de son activité.
PoliTrust ne rapproche jamais deux activités par leur titre, leur date ou leur ressemblance. Les relations publiées ici sont celles que la source officielle établit elle-même : l’auteur porté sur le texte, et le dossier de rattachement.
La liste des autres textes rattachés au même dossier n’est pas affichée ici : la relation existe dans nos données mais n’y est pas encore indexée, et la calculer à chaque affichage ralentirait la page de plusieurs secondes. Le lien ci-dessus mène à la page du dossier, qui les liste toutes.
Cette page provient des données parlementaires publiques importées par PoliTrust (Sénat). Son identité publique est la référence officielle, jamais un identifiant interne.