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En bref
Le Gouvernement est interrogé sur l'adaptation de l'augmentation de l'IFER pour limiter son impact sur les petites centrales photovoltaïques, notamment celles détenues par des agriculteurs, et envisager une exclusion
Qui est concerné ?
Les très petites centrales photovoltaïques détenues par des agriculteurs, souvent d'une puissance inférieure à 1 MW, sont directement visées par cette hausse
À retenir
La redevance IFER passe de 8,62 à 16,16 €/kW (+88 %), applicable du 1er janvier 2027 au 31 décembre 2029 pour les installations mises en service avant le 1er
Ce montant comprend une hausse spécifique de 7,54 €/kW à partir de 2027
Les très petites installations rurales et agricoles sont particulièrement menacées dans leur viabilité financière
Le produit de la majoration est intégré au budget général sans affectation territoriale précise
Une exclusion des installations de puissance inférieure à 1 MW est envisagée comme solution
Résumé
À compter de 2027, la redevance IFER pour les centrales photovoltaïques existantes avant 2021 sera majorée à 16,16 euros par kilowatt, soit une hausse de 88 % par rapport au taux actuel. Le produit de cette augmentation doit financer le budget de l'État, sans garantie de retour vers les territoires. Les petites installations, souvent gérées par des agriculteurs ou pour un usage local, pourraient devenir non rentables dans les zones rurales. Des adaptations, comme une exemption pour les installations de moins d'1 MW, pourraient atténuer l'impact sur ce secteur essentiel à la transition énergétique décentralisée.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Anne-Catherine Loisier attire l'attention de Mme la ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement auprès du Premier ministre, et ministre déléguée, chargée de l'énergie auprès du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique sur les conséquences de l'augmentation de l'imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) pour les petites installations. La loi de finances pour 2026 a acté une hausse significative de la redevance IFER pour les centrales photovoltaïques. À compter du 1er janvier 2027 et jusqu'au 31 décembre 2029, ce montant sera porté à 7,54 euros par kilowatt de puissance électrique installée pour les installations mises en service avant le 1er janvier 2021. Cela porte la charge totale supportée par le producteur à 16,16 euros par kilowatt, soit une augmentation de près de 88 % par rapport au taux actuel de 8,62 euros par kilowatt. Or, le produit de cette majoration est, à ce stade, affecté au budget général de l'État, sans affectation spécifique aux territoires d'accueil. Cette mesure risque d'être extrêmement dommageable pour les très petites installations et plus particulièrement celles détenues par les agriculteurs. En effet, pour ces acteurs, dont le modèle économique repose souvent sur une diversification de revenus et non sur une production de masse, une telle hausse de la fiscalité opérationnelle risque de supprimer complètement le rendement des projets, rendant leur exploitation financièrement non viable. Ces petits producteurs, qui représentent une part importante de la transition énergétique décentralisée et de l'ancrage territorial, ne disposent pas des marges de manoeuvre des grands opérateurs industriels. Elle lui demande donc de bien vouloir préciser si le Gouvernement envisage d'adapter ce dispositif pour ne pas pénaliser injustement le secteur agricole. Il serait sans doute utile d'exclure de cette majoration les installations d'une puissance inférieure à 1 mégawatt (MW). Ces installations, souvent complémentaires à l'activité agricole (toitures, ombrières sur bâtiments d'exploitation), sont vitales pour la résilience économique des exploitations. Les exclure de cette hausse permettrait de préserver la viabilité de ces projets tout en maintenant la progressivité de la fiscalité pour les grandes centrales industrielles.
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