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En bref
Il est demandé à l'État quelles mesures urgentes seront mises en place pour renforcer les effectifs et garantir l'accès aux soins pédopsychiatriques des enfants dans ce département.
Qui est concerné ?
Les enfants et adolescents des Alpes de Haute-Provence et leurs familles sont directement concernés.
À retenir
1 seul pédopsychiatre hospitalier reste dans les Alpes de Haute-Provence (à Digne-les-Bains)
Augmentation de 60 % des enfants suivis en pédopsychiatrie en 20 ans
Hospitalisations en pédopsychiatrie ont plus que doublé
13 % des élèves de primaire présentent des troubles mentaux (juin 2026)
Baisse de 40 % des salariés hospitaliers en pédopsychiatrie entre 2010 et 2025
Un quart des départements français sont dépourvus de pédopsychiatre
Résumé
Les Alpes de Haute-Provence ne comptent plus qu'un seul pédopsychiatre hospitalier malgré une forte hausse des besoins. Les effectifs ont chuté de 40 % en 15 ans, alors que 13 % des élèves de primaire présentent des troubles identifiés. Il est demandé à l'État quelles actions urgentes seront engagées pour renforcer les équipes et assurer une prise en charge de proximité des enfants en souffrance.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Jean-Yves Roux attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur les effectifs de pédopsychiatrie et de pédopsychiatrie hospitalière dans le département des Alpes de Haute-Provence. La santé mentale a été désignée à juste titre grande cause nationale en 2025. Les enfants et adolescents s'avèrent très touchés par différents troubles et pathologies qui nécessitent une prise en charge. Le nombre d'enfants et d'adolescents suivis en pédopsychiatrie a ainsi augmenté de 60 % en 20 ans et les hospitalisations ont plus que doublé. Plus récemment, Santé publique France publie ainsi dans un communiqué le 2 juin 2026 que 13 % des élèves scolarisés en primaire ont des troubles identifiés. Il rappelle que le rapport de la mission d'information du Sénat « Santé mentale et psychiatrie : pas de grande cause sans grands moyens » de juin 2025 avait effectué plusieurs remarques et préconisations transpartisanes particulièrement appropriées à cet enjeu national. Ce rapport avait pointé que « le manque d'attractivité de l'exercice de la psychiatrie, surtout en territoire rural, compromet l'égal accès aux soins ». Le rapport indiquait qu'en psychiatrie publique, un tiers des postes de psychiatres sont vacants. La situation est plus alarmante encore en pédopsychiatrie : le nombre de salariés hospitaliers a diminué de 40 % entre 2010 et 2025, et un quart des départements sont dépourvus de pédopsychiatre. Or, il vient d'être informé qu'à la fin du mois, il ne resterait plus qu'un seul pédopsychiatre hospitalier sur tout le département, installé à Digne-Les-Bains. Cette situation est dramatique et constitue un très mauvais signal pour la prise en charge de proximité des enfants en souffrance et leurs familles, et ceci d'autant que la pédopsychiatrie de ville est elle aussi en berne. Elle fait craindre en parallèle une charge de travail difficile pour le seul pédopsychiatre en poste. Aussi, il lui demande de bien vouloir indiquer comment elle entend remédier de manière urgente à cette situation, flécher des moyens humains supplémentaires sur cette structure, proposer sur ce département des solutions pour que les enfants de ce département puissent être pris en charge près de chez eux, dans des conditions optimales.
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