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En bref
Le ministère de la Santé doit préciser comment assurer le déploiement territorial complet de la mesure permettant aux infirmiers formés d'établir des certificats de décès, avec état des lieux et objectifs par
Qui est concerné ?
Infirmiers formés et collectivités locales (maires, services d'urgence) directement concernés par l'application du dispositif
À retenir
Dispositif pérennisé par la loi de financement de la sécurité sociale 2025
Réservé aux infirmiers diplômés d'État volontaires, formés et dans des situations définies
Délais d'attente importants signalés dans plusieurs territoires, notamment ruraux
Nombre limité d'infirmiers actuellement habilités, formation insuffisante
Élus locaux et services de secours souvent mal informés des professionnels disponibles
Demande d'un état des lieux par département et d'un plan de couverture homogène
Résumé
La loi 2025 a généralisé la possibilité pour certains infirmiers de rédiger des certificats de décès, afin de réduire les délais d'intervention et répondre aux difficultés rencontrées dans plusieurs zones. Initialement présenté comme une solution, son déploiement reste inégal selon les territoires avec des effectifs encore limités de professionnels formés. Les élus locaux, mairies, forces de l'ordre et familles subissent les conséquences des délais prolongés. Le gouvernement est interrogé sur les mesures concrètes pour accélérer la formation, améliorer l'information des acteurs locaux et garantir une intervention rapide partout en France.
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Question
Mme Nathalie Delattre appelle l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le déploiement effectif du dispositif permettant aux infirmiers diplômés d'État d'établir les certificats de décès. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 a pérennisé et généralisé à l'ensemble du territoire la possibilité, pour certains infirmiers diplômés d'État volontaires et spécialement formés, d'établir un certificat de décès dans des situations précisément définies. Cette évolution constitue une avancée importante pour réduire les délais d'intervention et répondre aux difficultés rencontrées par de nombreux territoires, notamment ruraux. Toutefois, alertée de longue date sur ces difficultés, à la fois par les situations rencontrées dans l'exercice de ses mandats locaux et par les nombreuses remontées des élus de la Gironde, dont elle s'est régulièrement fait le relais auprès des gouvernements successifs, elle constate que de nombreux élus locaux continuent de faire état de délais d'attente particulièrement importants avant l'établissement d'un certificat de décès à domicile. Cette situation mobilise durablement les maires, les forces de l'ordre et les services de secours, tout en prolongeant l'attente des familles. Si le cadre juridique est désormais opérationnel, son déploiement apparaît encore inégal selon les territoires. Le nombre d'infirmiers ayant choisi de s'engager dans ce dispositif demeure encore limité, beaucoup n'ont pas encore suivi la formation requise et les élus ignorent souvent quels professionnels sont habilités à intervenir. Dans ces conditions, elle souhaite connaître les mesures que le Gouvernement entend mettre en oeuvre afin d'assurer le plein déploiement de ce dispositif sur l'ensemble du territoire. Elle lui demande notamment si un plan est envisagé pour augmenter le nombre d'infirmiers habilités, encourager les professionnels à suivre la formation nécessaire, améliorer l'information des élus, des forces de l'ordre et des services de secours sur les professionnels susceptibles d'intervenir, et garantir une organisation territoriale permettant une mobilisation rapide des infirmiers habilités lorsque les circonstances le justifient. Elle lui demande enfin si le Gouvernement dispose d'un état des lieux du nombre d'infirmiers actuellement habilités, notamment par département, ainsi que des objectifs qu'il se fixe pour assurer une couverture homogène de l'ensemble du territoire.
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