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En bref
Demander au ministre de préciser les modalités de versement des 660 millions d'euros annoncés pour 2026-2028 et assurer la continuité des programmes de santé financés par le Fonds mondial
Qui est concerné ?
Les acteurs francophones engagés dans la lutte contre le VIH et les partenaires bénéficiaires du Fonds mondial sont directement impactés.
À retenir
Contribution française passée de 1,596 milliard d'euros (2023-2025) à 660 millions d'euros (2026-2028)
Diminution globale de près de 60% attendue, dont 50% de réduction de la contribution principale
Part pour l'Initiative réduite de 300 millions d'euros à 60 millions d'euros
La loi de finances 2026 ne prévoit que le versement d'un arriéré dû en 2025
Réunion de haut niveau de l'ONU sur le VIH les 22 et 23 juin 2026 à New York
Résumé
La contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme devrait passer de 1,596 milliard d'euros pour la période 2023-2025 à 660 millions d'euros pour 2026-2028, soit une réduction globale de près de 60 %. La part dédiée à l'Initiative est divisée par cinq, passant de 300 millions à 60 millions d'euros. Cette baisse suscite des inquiétudes quant à la continuité des programmes de prévention, dépistage et accès aux traitements dans les pays bénéficiaires.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Arthur Delaporte attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la forte réduction annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. À l'occasion de la Conférence de l'alliance francophone des acteurs de santé contre le VIH et les infections virales chroniques (AFRAVIH), réunissant plus de 1 000 acteurs francophones engagés dans la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), Mme Anne-Claire Amprou, ambassadrice française en santé mondiale, a indiqué le 4 mai 2026 que la contribution française au fonds mondial serait réduite d'environ 50 % « sans tenir compte de l'Initiative ». Cette déclaration constitue la première annonce publique relative au niveau de cette baisse. Selon les informations communiquées, la contribution française au fonds mondial passerait de 1,596 milliard d'euros pour le cycle 2023-2025, dont 300 millions d'euros consacrés à l'Initiative, à 660 millions d'euros pour le cycle 2026-2028, dont seulement 60 millions d'euros pour l'Initiative, soit une diminution globale de près de 60 %. Cette réduction suscite une vive inquiétude parmi les acteurs de la santé mondiale, alors même que les financements internationaux consacrés à la lutte contre le VIH/sida connaissent déjà des tensions importantes. Elle intervient également à quelques semaines de la réunion de haut niveau des Nations unies sur le VIH/sida des 22 et 23 juin 2026 à New York, destinée à définir le cadre des politiques internationales de lutte contre le VIH pour les cinq années à venir. Dans ce contexte, il lui demande quelles mesures il envisage afin qu'une part substantielle de cette contribution puisse être effectivement versée dès l'année 2026 ainsi qu'au premier trimestre 2027, afin de garantir la continuité des programmes de prévention, de dépistage et d'accès aux traitements soutenus par le fonds mondial, mais aussi comment seront répartis les 660 millions d'euros promis par la France sur 2026-2028 pour assurer la continuité des financements des programmes de santé dans les pays, alors que la loi de finances pour 2026 ne prévoit sur 2026 que le versement d'un arriéré qui était dû en 2025, et précisément quelle part sera versée en 2026, en 2027 et en 2028 de la part de la France.
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