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En bref
Le Gouvernement est interrogé sur une planification stratégique pour stopper la précarisation des transporteurs sanitaires afin d'éviter leur faillite et préserver l'accès aux soins sur le territoire.
Qui est concerné ?
Les professionnels du transport sanitaire directement précarisés tandis que les patients subissent les conséquences des déserts médicaux en territoire.
À retenir
Économies de 150 M€ réalisées par les transporteurs privés via un protocole de maîtrise des dépenses
En 2025, 87 % du territoire national classé en situation de fragilité médicale
50 % des professionnels du secteur touchent le SMIC, l'autre moitié environ 4,5 % du SMIC
Tarifs du préhospitalier non revalorisés depuis 2018 malgré hausse des coûts (énergie, carburant, assurances)
Horaires difficiles (jusqu'à 11h/jour, jours fériés, nuits) et manque d'attractivité du métier
Résumé
La pandémie et les déserts médicaux croissants ont accru les besoins en transport sanitaire, public comme privé. Malgré un protocole ayant permis 150 millions d'euros d'économies partagées, les transporteurs sanitaires privés sont aujourd'hui en grande précarité financière. En 2025, 87 % du territoire est considéré comme en fragilité médicale, rendant ces services essentiels pour les patients. La question interroge le gouvernement sur sa stratégie pour sécuriser ce secteur, bloquer les coûts de l'énergie et mettre fin à l'austérité sociale pesant sur ces professionnels.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Pierre-Yves Cadalen attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur la mise en danger du transport sanitaire tant public que privé, liée aux coupes successives dans le budget de la sécurité sociale. Les budgets de la sécurité sociale ne cessent d'être impactés par les logiques financières du Gouvernement, alors même que les besoins sanitaires s'intensifient. Pourtant, les entreprises privées de transporteurs sanitaires ont signé un protocole de maîtrise des dépenses, permettant à l'assurance maladie de réaliser 150 millions d'euros d'économie par le développement du transport partagé et par la lutte contre la fraude. Malgré le respect de ces engagements, les transports sanitaires privés se trouvent aujourd'hui au bord de la faillite alors qu'ils sont l'un des derniers services de proximité disponible, en continu, sur l'ensemble du territoire national. Ainsi, leur faillite aurait des conséquences concrètes et affecterait notamment les patients, dans un contexte de déserts médicaux croissants, avec en 2025 près de 87 % du territoire national classé en situation de « fragilité médicale ». La moitié des transporteurs privés touche le SMIC, l'autre moitié touche à peine plus de 4,5 % du salaire minimum alors que les horaires, parfois de onze heures par jour, pendant des jours fériés ou encore la nuit, sont difficiles, ce qui ne rend pas ce métier attractif. De plus, depuis 2018, les tarifs du préhospitalier n'ont pas été revalorisés alors que les coûts d'assurances et du carburant augmentent, ce qui cause un risque de disparition de ces services essentiels par manque de moyens. Face à ces problématiques urgentes, M. le député insiste sur la nécessité de bloquer les prix de l'énergie et de cesser la logique d'austérité sociale pesant sur les transporteurs sanitaires et tout le système de santé. Il souhaite ainsi savoir quelle planification stratégique le Gouvernement compte mettre en place pour stopper la précarisation des transporteurs sanitaires et assurer la pérennité de ces services.
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