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En bref
Interroger le ministère sur les moyens de contrôle renforcés pour faire respecter les règles contre les annulations abusives des stages de sensibilisation routière
Qui est concerné ?
Les employeurs des stagiaires contraints à des absences imprévues sont directement impactés
À retenir
25 % des participants ont vu leur stage annulé (dont 23 % à plusieurs reprises)
L'arrêté du 26 juin 2012 prévoit la suspension de l'agrément si >30 % d'annulations sur deux ans
Certains centres reportent les sessions après paiement pour atteindre un nombre rentable
Les annulations surviennent souvent moins de 30 jours avant le début du stage
Les stagiaires subissent des absences imprévues et risquent une suspension de permis
Résumé
Une étude de mai 2025 révèle que 25 % des participants aux stages de sensibilisation routière voient leur session annulée. L'arrêté de 2012 dispose que les centres enregistrant un taux d'annulation supérieur à 30 % sur deux ans peuvent voir leur agrément suspendu. Cette pratique, qui consiste à reporter des sessions jusqu'à atteindre un nombre de participants suffisant, impose aux stagiaires des absences imprévues et des risques de perte de permis.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Hervé Saulignac appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur des dysfonctionnements affectant les stages de sensibilisation routière. En effet, une étude de l'IFOP et du Syndicat national des acteurs de la sécurité routière datant de mai 2025 démontre que ces dernières années, 25 % des participants ont vu leur stage annulé, dont 23 % à plusieurs reprises. Pourtant, l'arrêté en date du 26 juin 2012, relatif aux conditions d'exploitation des établissements chargés d'organiser les stages de sensibilisation à la sécurité routière, comporte, à l'article 8, des dispositions prévoyant la suspension de l'agrément lorsqu'un exploitant enregistre un taux d'annulation supérieur à 30 % des stages sur deux années civiles consécutives, notamment lorsque ces annulations interviennent moins de trente jours avant la tenue des sessions. C'est spécifiquement le cas des centres qui proposent un grand choix de places de stage de façon attractive, mais qui, une fois le paiement reçu, repoussent les sessions jusqu'à ce qu'un nombre de participants jugé rentable soit rassemblé. Malgré les dispositions réglementaires l'interdisant, cette pratique persiste dans de nombreux centres. Non seulement cette stratégie d'optimisation ne respecte pas les principes d'égalité de traitement et de libre concurrence avec les acteurs agréés, mais elle engendre des conséquences lourdes pour les stagiaires. Afin de garantir leur disponibilité, ils sont ainsi contraints de s'absenter de leur emploi de manière imprévue et risquent une suspension du permis si le délai imparti est expiré. Face aux inquiétudes du secteur et aux conséquences que subissent les stagiaires, les sanctions ne semblent pas être effectives, ni dissuasives. Dans ce contexte, il lui demande quels moyens de contrôle il entend mettre en place pour faire appliquer strictement les dispositions en vigueur, dans l'objectif de mettre fin à ces pratiques abusives.
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