Aucun intitulé officiel n’a été collecté pour cet objet. Référence officielle : CRCSN20260331IDCCOCU554553
Le dossier législatif dont cet objet fait partie, lorsque la source officielle l’établit elle-même. PoliTrust ne rattache jamais une activité à un texte sur un titre, une date ou une ressemblance.
La relation est établie par les interventions du compte rendu et leurs identifiants officiels de séance/dossier.
Reformulation citoyenne produite par PoliTrust à partir du seul texte officiel ci-dessous. Elle n’a aucune valeur officielle : le texte de la source fait foi, et il est reproduit sans modification.
En bref
Examen des amendements à une proposition de loi encadrant l'accès des mineurs aux réseaux sociaux, entre respect du droit européen (DSA, RGPD) et protection de l'enfance.
Qui est concerné ?
Les plateformes et fournisseurs de services numériques ainsi que les parents et mineurs concernés par l'accès aux réseaux sociaux.
À retenir
Le texte s'articule avec la LCEN et le règlement européen sur les services numériques (DSA).
Plusieurs amendements sur la vérification de l'âge sont jugés contraires au DSA.
Une « liste blanche » de réseaux sociaux est écartée au profit d'un régime d'interdiction des plateformes nocives.
Des dispositions sur la publicité destinée aux mineurs sont supprimées du texte.
L'interdiction du portable au lycée est alignée sur celle en vigueur au collège.
Des amendements sont déclarés irrecevables au titre des articles 41 et 45 de la Constitution.
Le débat : qui défend quoi
Pour le respect du cadre juridique existant
Tendance : Ligne majoritaire portée au sein de la commission lors de l'examen des amendements
Pour des obligations renforcées imposées aux plateformes
Tendance : Position portée par des groupes minoritaires défendant le maintien de leurs amendements
Consensus — Les intervenants partagent l'objectif de protéger les mineurs sur les réseaux sociaux ; les divergences portent sur les moyens, entre renvoi au droit existant (DSA, RGPD, LCEN) et obligations nouvelles imposées aux plateformes.
Résumé
Le débat porte sur l'examen des amendements à une proposition de loi encadrant l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. La rapporteure défend un équilibre entre protection de l'enfance et respect du droit existant, en s'appuyant sur la LCEN, le RGPD et le règlement sur les services numériques. Plusieurs amendements renforçant les obligations des plateformes sont écartés comme redondants ou contraires au DSA, tandis que d'autres dispositions, comme l'interdiction du portable au lycée, sont retenues.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Catherine Morin-Desailly
L'amendement n° 31 est assez long et technique. Il porte sur la mise en oeuvre de la vérification d'âge par les fournisseurs de systèmes d'exploitation et les fabricants d'équipements terminaux. Cette question est en cours de traitement au niveau des administrations - je pense en particulier au projet France Identité Numérique, FIN, en lien avec le portefeuille européen dit European Digital Identity Wallet. Je propose donc de demander l'avis du Gouvernement sur cet amendement.
Mathilde Ollivier
Nous le maintenons.
Catherine Morin-Desailly
Par cohérence, je propose un avis défavorable aux amendements nos 29 et 5.
Catherine Morin-Desailly
L'amendement n° 10 tend à préciser l'ensemble des données que devront fournir les plateformes en ligne lorsqu'elles effectuent des signalements d'infractions à diverses dispositions du code pénal aux autorités. Or la liste des données que les plateformes sont tenues de conserver afin de permettre l'identification de quiconque a contribué à la création d'un contenu est fixée par un décret en Conseil d'État pris en vertu du V de l'article 6 de la LCEN. Ce décret prévoit également la durée de leur conservation. En fixant une obligation de transmission de données sans limite de temps, le présent amendement n'entre pas dans ce dispositif et risque ainsi d'être contraire au RGPD. Avis défavorable.
Catherine Morin-Desailly
L'amendement n° 11 vise à alourdir les peines pour l'infraction consistant à porter à la connaissance du public ou d'un tiers, par quelque voie que ce soit, un montage à caractère sexuel réalisé avec les paroles ou l'image d'une personne sans son consentement, dès lors que cette infraction serait réalisée à l'encontre d'un mineur. Ce faisant, il tend à modifier l'échelle des peines sans que nous n'ayons pu interroger la justice sur sa nécessité. Surtout, cette sanction a été introduite dans la loi SREN voilà moins de deux ans et nous n'avons pas le recul nécessaire sur son application. Avis défavorable.
Catherine Morin-Desailly
Les intentions des auteurs de l'amendement n° 20 sont tout à fait légitimes, et je les partage pleinement. Néanmoins, cet amendement présente l'inconvénient d'imposer directement des obligations aux plateformes, cette fois en matière de design des algorithmes. Comme pour la vérification de l'âge, une telle disposition serait très probablement jugée contraire au DSA. D'où une demande de retrait.
Catherine Morin-Desailly
C'est toujours pareil : les délais qui nous sont impartis pour légiférer sont tellement réduits que nous n'avons pas le temps d'aller au fond des dossiers et de saisir toutes les implications...
Catherine Morin-Desailly
Si je comprends l'intention des auteurs de l'amendement n° 15, le cadre législatif actuel de l'éducation au numérique permet déjà de prendre en compte les enjeux de santé publique dans les usages numériques, ainsi qu'une meilleure connaissance des algorithmes. C'est un point que nous avons également réaffirmé dans le texte de décembre dernier. La suite de son examen, que j'appelle de mes voeux sera l'occasion de le marteler et de revoir toutes les mesures éducatives. Pour ces raisons, l'avis est défavorable.
Catherine Morin-Desailly
L'amendement 33 est purement rédactionnel. Il vise à supprimer une disposition faisant doublon avec le 2° de l'article 1er.
Catherine Morin-Desailly
Avis favorable sur les amendements identiques nos 23 et 26, tendant à supprimer l'article 3 bis A. Nous légiférons en effet un peu à la hâte sur les questions de publicité, qui peuvent avoir un impact sur le secteur audiovisuel.
Donnée non collectéeNi un débat ni un scrutin n’a d’auteur : il n’y a donc pas d’autre activité « du même auteur » à lister ici.
PoliTrust ne rapproche jamais deux activités par leur titre, leur date ou leur ressemblance. Les relations publiées ici sont celles que la source officielle établit elle-même : l’auteur porté sur le texte, et le dossier de rattachement.
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