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En bref
La question demande à la ministre de la Santé de préciser le calendrier de mise en œuvre du registre national des cancers, les règles d'accès aux données pour les collectivités et les moyens alloués à l'INCa depuis son
Qui est concerné ?
À retenir
L'INCa centralise depuis janvier 2026 les données de cancers incluant registres locaux, données cliniques et de dépistage
Les registres territoriaux actuels ne couvrent que 20 à 24 % de la population adulte hors cancers pédiatriques exhaustifs
La montée en charge du registre nécessite la désignation et évaluation des registres locaux, ainsi qu'un système d'information commun
Les collectivités territoriales devront accéder à des données fines pour leurs politiques de prévention et dépistage
Les organismes de recherche et ARS souhaitent mobiliser ces données pour des études épidémiologiques ciblées
Le Gouvernement doit définir les moyens humains et budgétaires pour accompagner cette réforme
Résumé
La loi du 30 juin 2025 et le décret du 26 décembre 2025 ont créé un registre national des cancers confié à l'INCa pour centraliser et pseudonymiser les données épidémiologiques sur l'ensemble du territoire. Alors que les registres locaux couvrent aujourd'hui moins d'un quart de la population adulte française, ce dispositif vise à améliorer significativement la connaissance des cancers à toutes les échelles territoriales. La question parlementaire demande à l'institution de clarifier le calendrier de déploiement opérationnel depuis cette entrée en vigueur, d'expliciter les conditions d'accès aux données pour les collectivités et les acteurs de santé publique, ainsi que les ressources attribuées pour garantir la réussite du projet.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Audrey Linkenheld attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées sur le calendrier et les modalités opérationnelles de déploiement du registre national des cancers, créé par la loi n° 2025-596 du 30 juin 2025 et dont les conditions de mise en oeuvre ont été précisées par le décret n° 2025-1366 du 26 décembre 2025, entré en vigueur le 1er janvier 2026. Cet outil, confié à l'Institut national du cancer (INCa) en qualité de responsable de traitement, constitue une avancée majeure pour la surveillance épidémiologique des cancers en France. Jusqu'à présent, les registres territoriaux ne couvraient qu'entre 20 et 24 % de la population adulte, l'exhaustivité n'étant atteinte que pour les cancers pédiatriques. La centralisation, l'appariement et la pseudonymisation des données issues de sources multiples - registres locaux, bases nationales, données cliniques, biologiques, de dépistage et de soins - doivent permettre, à terme, une connaissance fine de l'incidence des cancers sur l'ensemble du territoire, y compris à des échelles infra-départementales. Cette dimension territoriale revêt une importance toute particulière pour de nombreuses collectivités, en particulier dans les territoires marqués par un passé industriel dense, comme c'est le cas dans la métropole lilloise et plus largement dans le département du Nord. Pour les communes concernées, la conduite de politiques publiques de prévention, de dépistage et de prise en charge des cancers et autres pathologies chroniques suppose de disposer de données épidémiologiques fiables, actualisées et exploitables à une échelle territoriale pertinente. Or, à ce jour, les informations rendues publiques sur le site cancer.fr restent limitées et le calendrier précis de montée en charge du dispositif n'apparaît pas clairement identifiable, qu'il s'agisse de la première mise à disposition de données consolidées, des conditions d'accès pour les collectivités territoriales et leurs services de santé publique, ou des modalités de saisine par les équipes de recherche. En conséquence, elle lui demande de bien vouloir préciser l'état d'avancement du déploiement opérationnel du registre national des cancers depuis l'entrée en vigueur du décret du 26 décembre 2025, ainsi que le calendrier prévisionnel des principales étapes à venir, qu'il s'agisse de la désignation et de l'évaluation des registres locaux, de la mise en place du système d'information commun ou de la première production de données consolidées au niveau national. Elle souhaite également connaître les modalités selon lesquelles les collectivités territoriales pourront accéder à des données pertinentes à l'échelle de leur territoire afin d'orienter leurs politiques de prévention et de dépistage. Elle lui demande par ailleurs de préciser les conditions dans lesquelles les organismes publics et privés de recherche, ainsi que les agences régionales de santé, pourront mobiliser les données du registre pour conduire des études épidémiologiques ciblées. Elle l'interroge enfin sur les moyens humains et budgétaires que le Gouvernement entend consacrer à la montée en charge du registre, afin de garantir l'adéquation entre les missions confiées à l'INCa et aux registres locaux et les ressources effectivement mobilisées.
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