Auteurs tels que la source officielle les nomme. PoliTrust ne publie aucun rapporteur et ne dispose pas du groupe parlementaire des signataires à la date du texte.
Code de régime publié par la source. PoliTrust n’en publie pas l’intitulé : la source ne le fournit pas à côté du code, et le déduire reviendrait à écrire à sa place.
PoliTrust n’a pas collecté l’intitulé de ce ministère : seule sa référence officielle figure dans les données importées. La source officielle ci-dessus l’écrit en toutes lettres.
Donnée non collectéeLa source officielle ne rattache pas les questions à un dossier législatif.
La source officielle ne publie pas de relation déterministe vers un dossier pour cette question. La page et ses métadonnées restent accessibles.
Reformulation citoyenne produite par PoliTrust à partir du seul texte officiel ci-dessous. Elle n’a aucune valeur officielle : le texte de la source fait foi, et il est reproduit sans modification.
En bref
Le Gouvernement est interrogé sur les effets du numérique sur l'orthographe des élèves et les mesures pour renforcer leur maîtrise de la langue.
Qui est concerné ?
À retenir
Les outils numériques (plateformes, ENT, IA) s'imposent dans les pratiques pédagogiques
Ces innovations aident certains élèves, notamment ceux en situation de handicap
L'orthographe des élèves de CM2 se dégrade : passage de 10,7 à 19,4 erreurs entre 1987 et 2021
Des questions portent sur le lien entre investissements numériques et résultats en compétences fondamentales
Résumé
Les outils numériques, dont l'intelligence artificielle, occupent une place croissante dans les établissements scolaires via les plateformes d'exercices ou les espaces numériques de travail. Bien qu'utiles pour certains publics, ils soulèvent des interrogations sur leur impact sur les savoirs fondamentaux comme le français. Les évaluations nationales révèlent un recul de l'orthographe chez les élèves de CM2 sur plusieurs décennies. Le député demande une analyse des conséquences et des mesures pour préserver la qualité des apprentissages.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
M. Guillaume Chevrollier attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale sur l'impact des usages numériques sur la maîtrise de la langue française par les élèves. Le développement des outils numériques dans les établissements scolaires s'est considérablement accéléré ces dernières années. Les plateformes d'exercices en ligne, les espaces numériques de travail ainsi que les nouveaux outils fondés sur l'intelligence artificielle occupent désormais une place croissante dans les pratiques pédagogiques. Si ces technologies constituent des ressources utiles pour les enseignants et favorisent l'accès aux apprentissages, notamment pour les élèves en situation de handicap, elles suscitent également des interrogations quant à leurs effets sur l'acquisition des savoirs fondamentaux, en particulier la maîtrise de la langue française. Plusieurs études mettent en évidence une dégradation du niveau orthographique des élèves au cours des dernières décennies. Ainsi, selon les évaluations réalisées sur la dictée de référence du ministère de l'éducation nationale, le nombre moyen d'erreurs commises par les élèves de CM2 est passé de 10,7 en 1987 à 19,4 en 2021. Dans ce contexte, il souhaite connaître l'analyse du Gouvernement sur les conséquences des usages numériques dans l'apprentissage du français et de l'orthographe. Il lui demande également quelles mesures sont envisagées afin de garantir que ces outils demeurent au service des apprentissages fondamentaux et ne contribuent pas à un affaiblissement de la maîtrise de la langue française. Enfin, il souhaiterait savoir si le Gouvernement a procédé à une évaluation du rapport entre les investissements consacrés aux équipements numériques dans les établissements scolaires et les résultats obtenus en matière d'acquisition des compétences fondamentales, notamment en français.
Réponse du ministère
L'acquisition et la maîtrise de la langue française constituent une priorité de la politique éducative conduite par le ministère de l'éducation nationale. Elle est réaffirmée dans la circulaire de rentrée 2026. Les programmes d'enseignement, révisés à la rentrée 2024 et 2025, réaffirment la place centrale de l'enseignement explicite de la lecture, de l'écriture, du vocabulaire, de la grammaire et de l'orthographe, dont la maîtrise conditionne la réussite des élèves dans l'ensemble des disciplines. Les acquis des élèves font l'objet d'un suivi régulier au travers des évaluations nationales et des travaux conduits par la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). Les actions de formation conduites répondent aux difficultés repérées chez les élèves. Le développement des compétences numériques des élèves est un vecteur d'émancipation essentiel du citoyen du 21e siècle. À l'école, il s'inscrit dans ce cadre et leur mise en oeuvre est guidée par les repères du flyer « bien grandir avec les écrans » (disponible sur Eduscol). Les ressources numériques, les espaces numériques de travail, les plateformes pédagogiques ainsi que les outils utilisant l'intelligence artificielle (IA) (voir cadre d'usage de l'IA en éducation) constituent des moyens mis à la disposition des équipes pédagogiques afin d'enrichir les pratiques d'enseignement, de faciliter la différenciation pédagogique et de mieux répondre aux besoins de tous les élèves. Leur utilisation relève de la liberté pédagogique des professeurs, dans le respect des programmes d'enseignement et des instructions officielles. Les connaissances scientifiques (rapport 2020 du Centre national d'étude des systèmes scolaires sur les usages du numérique) ne permettent pas d'établir un lien direct entre le développement des usages du numérique à l'École et l'évolution des performances des élèves en orthographe ou, plus largement, dans la maîtrise de la langue française. Les travaux de recherche mettent en évidence que les effets du numérique sur les apprentissages sont étroitement liés aux modalités de son intégration dans les pratiques pédagogiques ainsi qu'à la qualité de l'accompagnement assuré par les enseignants. Le numérique n'a pas vocation à se substituer aux apprentissages fondamentaux ; il constitue un outil au service de ceux-ci lorsqu'il est mobilisé dans le cadre d'une démarche pédagogique structurée. Le ministère veille à accompagner les professeurs dans le développement d'usages pédagogiques conformes aux objectifs des programmes. Les ressources d'accompagnement et les actions de formation continue rappellent que l'acquisition durable des compétences en français repose sur un enseignement explicite, progressif et régulier, associant notamment des activités fréquentes de lecture, d'écriture, de copie, de dictée, de rédaction et de mémorisation des connaissances linguistiques.
Couverture partielleLes 6 activités les plus récentes du même auteur, rattachées par l’identifiant officiel que la source porte sur chaque texte. La fiche de l’élu porte l’intégralité de son activité.
PoliTrust ne rapproche jamais deux activités par leur titre, leur date ou leur ressemblance. Les relations publiées ici sont celles que la source officielle établit elle-même : l’auteur porté sur le texte, et le dossier de rattachement.
La liste des autres textes rattachés au même dossier n’est pas affichée ici : la relation existe dans nos données mais n’y est pas encore indexée, et la calculer à chaque affichage ralentirait la page de plusieurs secondes. Le lien ci-dessus mène à la page du dossier, qui les liste toutes.
Cette page provient des données parlementaires publiques importées par PoliTrust (Sénat). Son identité publique est la référence officielle, jamais un identifiant interne.