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En bref
Savoir si le Gouvernement dispose de mesures pour officialiser la pénibilité des métiers de l'urgence sous tous ses aspects
Qui est concerné ?
Les soignants et urgentistes sont directement concernés par une meilleure reconnaissance de leur pénibilité au travail
À retenir
Demande de reconnaissance de la pénibilité physique, psychologique et organisationnelle des urgentistes
Exposition à la chaleur, locaux inadaptés et afflux de patients complexifiant la prise en charge
Accumulation des facteurs de pénibilité : gardes de nuit répétées, horaires décalés et charge mentale intense
Plus de 6 300 hospitalisations liées à la canicule en 1 semaine (juin 2025, majorité de patients de plus de 75 ans)
Reconnaissance souhaitée : travail de nuit, prévention de l'usure professionnelle, aménagement de fin de carrière et retraite
Résumé
Cette question met en lumière la pénibilité reconnue des métiers de l'urgence, aggravée par les vagues de chaleur et crises sanitaires intenses. Les soignants cumulent des contraintes physiques, psychologiques et logistiques renforcées par l'absence d'aménagement des locaux et la pression des évolutions climatiques. La demande porte sur la mise en place d'outils concrets pour reconnaître officiellement cette pénibilité dans leur parcours professionnel et leurs conditions de travail.
Extraits reproduits sans modification, tels que la source officielle les publie. PoliTrust n’en corrige ni l’orthographe ni la formulation.
Question
Mme Anne Souyris attire l'attention de Mme la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées concernant la reconnaissance de la pénibilité des métiers de l'urgence. Alors que notre pays a connu un nouvel épisode de canicule d'une intensité exceptionnelle, les conséquences sanitaires sont déjà dramatiques. Entre le 18 et le 29 juin 2026, plus de 6 300 hospitalisations ont été enregistrées, dont près des deux tiers concernent des personnes âgées de plus de 75 ans. Santé publique France fait également état de plus de 2 000 décès supplémentaires en une semaine. Face à cette situation, le Gouvernement a déclenché la phase 3 du plan d'organisation de la réponse sanitaire (ORSAN) afin de mobiliser l'ensemble des moyens disponibles. Mais derrière ces dispositifs, il y a une réalité que les chiffres ne disent pas : celle des soignants, et en particulier des urgentistes. Dans des services où la chaleur reste étouffante, dans des locaux parfois insuffisamment adaptés, ils continuent d'assurer la prise en charge des patients. Ils font face à des afflux de malades plus nombreux, à des situations cliniques plus complexes, à des hospitalisations difficiles faute de lits disponibles, tout en réorganisant sans cesse leurs équipes pour maintenir la continuité des soins. Car une canicule ne s'arrête pas lorsque les températures redescendent. Les décompensations, les déshydratations ou les aggravations de pathologies chroniques continuent d'affluer plusieurs jours après le pic de chaleur. Les services d'urgence restent mobilisés bien au-delà de l'événement météorologique. Nos urgentistes sont formés à gérer les crises. Ils l'ont démontré pendant la pandémie de Covid-19. Ils étaient présents lors des attentats. Ils le sont aujourd'hui face aux conséquences du dérèglement climatique. Pourtant, après chacune des crises durant lesquelles leur rôle s'est démontré indispensable, leur engagement semble redevenir invisible. Cette succession de crises sanitaires et météorologiques, qui ne feront que s'intensifier à l'avenir, doit nous pousser à reconnaître la pénibilité physique, psychologique et organisationnelle de leur métier. Une pénibilité qui ne se résume pas à la fatigue d'un épisode de crise, mais qui s'accumule au fil des années : gardes de nuit à répétition, horaires décalés, exposition à l'urgence vitale, charge mentale intense, confrontations quotidiennes à la souffrance et à la mort, usure physique et psychologique et espérance de vie raccourcie. Cette réalité doit enfin être reconnue dans leur carrière, notamment en matière de travail de nuit, de prévention de l'usure professionnelle, d'aménagement de la fin de carrière et des conditions de départ à la retraite. Alors que les épisodes climatiques extrêmes vont se multiplier, elle souhaite savoir si le Gouvernement compte mettre en place des outils de reconnaissance de la pénibilité du métier d'urgentiste.
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