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Bruno Fuchs
Je cède à présent la parole aux députés intervenant à titre individuel.
Stéphane Rambaud
. Le rapport présenté met en lumière une réalité préoccupante : la francophonie n’est plus perçue comme un enjeu géostratégique de premier plan pour la France, ni comme le levier économique qu’elle pourrait pourtant représenter. Cette situation n’a rien de surprenant. Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs ont sacrifié notre influence en validant des choix contraires aux intérêts nationaux, notamment le soutien apporté à la candidature d’une ministre rwandaise à la tête de l’OIF, alors même que le Rwanda a abandonné la langue française au profit de l’anglais. La francophonie pourrait pourtant redevenir un puissant instrument de co-développement, particulièrement en Afrique de l’Ouest, si elle s’appuyait sur une vision politique ambitieuse, cohérente et assumée. Ma question est donc la suivante : êtes-vous disposés à soutenir, comme le propose Marine Le Pen, la mise en œuvre d’une véritable union francophone fondée sur un partenariat équilibré, l’accès prioritaire aux universités françaises pour les étudiants des pays francophones sous condition de retour dans leurs pays d’origine, et enfin la création d’une agence francophone de l’industrialisation orientée vers les besoins des peuples plutôt que soumise aux logiques d’une technocratie mondialisée ?
Frédéric Petit
Je ne vais pas débattre pour déterminer si je suis idiot ou franchouillard. L’ambiguïté persiste et nous empêchera de revendiquer clairement ce que nous souhaitons financer. Cette ambiguïté vient d’être réaffirmée ici même : on nous dit que le français est un outil de souveraineté et qu’il doit être partagé. Je rappelle que les coupes budgétaires évoquées concernent spécifiquement la partie française, et non tout le financement de l’AUF. Cette organisation est financée par cinquante-quatre pays. Je souhaite donc souligner cette ambiguïté persistante qui entrave notre travail.
Aurélien Taché
. Je répondrai brièvement, car si les désaccords peuvent s’exprimer de la manière la plus franche, qualifier un collègue parlementaire d’ennemi de la République constitue une attitude que je ne trouve pas acceptable. Je ne développerai pas davantage ma réponse, considérant la façon dont vous m’avez qualifié.
Aurélien Taché
Nous sommes très heureux de vous présenter ce travail, qui nous a captivés et qui avait été interrompu par la dissolution. Nous tenons à remercier le président Fuchs qui a soutenu la relance de notre mission dès octobre dernier, en ajoutant notamment un déplacement au Sénégal, en complément de ceux effectués durant la précédente législature. Cette démarche nous a permis de rencontrer environ 250 interlocuteurs en France et à l’étranger. Notre déplacement au Sénégal s’inscrit d’ailleurs, à notre humble niveau, dans un mouvement d’ensemble de diplomatie parlementaire. J’ai le plaisir de présider le groupe d’amitié France-Sénégal pour renouer le lien entre nos deux pays, abîmé par les ambiguïtés de nos gouvernements pendant la dérive autoritaire de Macky Sall. Le Sénégal incarne très bien les enjeux de la francophonie sur lesquels je souhaite insister. Le premier concerne une langue qui n’est pas la propriété exclusive de la France, mais que nous avons en partage et que nous pouvons faire progresser par un travail commun. Comme de nombreux pays de la francophonie, le Sénégal est à la fois fier de ses langues nationales, notamment le wolof, parlé quotidiennement par une majorité de la population, mais également très attaché à la langue française, qui appartient autant au pays de Senghor qu’à la France. Comme les Sénégalais, la grande majorité des 350 millions de francophones dans le monde sont plurilingues. Ils ont grandi en apprenant le français et d’autres langues nationales, dans des espaces multilingues. L’avenir de la francophonie se joue donc essentiellement dans les systèmes éducatifs qui doivent faire une place au français aux côtés d’autres langues, tout en répondant aux défis de la démographie des élèves et des enseignants, forts sur le continent africain. Cet enjeu concerne prioritairement l’Afrique, puisque 75 % des près de 100 millions d’élèves qui ont le français comme langue de scolarisation s’y trouvent. Cependant, dans certains pays, les dépenses publiques consacrées à l’enseignement demeurent très insuffisantes. Les méthodes éducatives sont dépassées et n’offrent de perspectives ni aux élèves, ni à leurs familles, ni aux enseignants. Ce constat est très net en RDC. Le Sénégal, en revanche, se positionne en pointe sur ces enjeux et accueille des institutions spécialisées de la francophonie, comme la Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernements de la francophonie (CONFEMEN) et l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). On peut citer notamment le programme école et langues nationales (ELAN) qui facilite les premiers apprentissages fondamentaux dans la langue maternelle avec un apprentissage concomitant en français. À l’horizon 2050, le nombre de francophones pourrait être compris entre 500 et 700 millions, à condition qu’une éducation en français respectueuse du plurilinguisme progresse partout. Cette progression est observable au Maroc où, après trente ans d’arabisation des programmes scolaires, le pays a fait le choix souverain de réintroduire le français comme langue d’enseignement primaire, avec l’appui d’un excellent programme d’aide publique au développement (APD) accompagnant cette démarche. Toutefois, les quelques bons exemples ne peuvent masquer l’absence d’une véritable stratégie de notre APD concernant le monde francophone. Le sommet de Villers-Cotterêts a échoué à identifier des mesures fortes de soutien à la modernisation des systèmes éducatifs, alors qu’un groupe de travail de l’Agence française de développement (AFD) avait été missionné en amont pour proposer des livrables sur le sujet, sans résultat tangible. Or, il est indispensable de canaliser vers l’enseignement francophone tant les coopérations éducatives bilatérales des États que les financements multilatéraux, comme ceux du Partenariat mondial pour l’éducation, trop souvent éparpillés, insuffisamment ciblés et loin d’être suffisants. Notre action extérieure doit être claire sur ce sujet, car nous confondons trop souvent francophonie et écoles françaises avec drapeau français et programmes de notre éducation nationale. L’enjeu principal réside dans la coopération éducative permettant à nos partenaires de trouver leur intérêt à utiliser le français dans leur propre système et à rémunérer correctement leurs professeurs. Le réseau des écoles françaises à l’étranger revêt une importance capitale, et nous proposons de valoriser le passage des jeunes enseignants à l’étranger afin d’attirer de nouveaux profils vers ces métiers en tension en France. Ces écoles doivent néanmoins évoluer vers des modèles de plus en plus hybrides, à l’image de l’école franco-sénégalaise de Dakar, qui nous offre un bel exemple. Nous devons rompre avec ce qui pourrait encore faire percevoir le français comme un héritage du passé colonial ou comme une projection de l’ancienne métropole. C’est pourquoi nous proposons une mesure nullement symbolique : la création d’une Académie francophone de la langue commune qui actera définitivement la copropriété de la langue par tous les peuples ayant le français en partage. J’y vois là la pointe avancée d’une politique plus large favorisant les échanges avec les créateurs d’expressions françaises, mais facilitant également la traduction et la circulation des œuvres de langues arabes, amazighes et africaines, permettant ainsi une véritable exception culturelle francophone. Il nous faut valoriser réellement, sur un pied d’égalité, toutes les cultures de cet espace de solidarité qui doit devenir plus polycentrique. Le groupe TV5 Monde, créé par les États francophones du Nord, constitue un atout formidable, mal connu en France, mais très visible en Afrique. Nous devons permettre aux médias publics africains d’entrer à son capital et dans son conseil d’administration. Le sommet de Villers-Cotterêts a formulé des annonces en ce sens, ce dont nous nous félicitons, mais il convient d’aboutir et d’apporter toutes les garanties de respect de l’indépendance éditoriale. Cette approche par la langue commune doit également nous conduire – nous, Français – à nous considérer comme des francophones comme les autres. Les questions du plurilinguisme et des identités mêlées se manifestent partout dans l’Hexagone, notamment avec la reconnaissance des langues régionales minoritaires ou les besoins d’apprentissage du français pour les primo-arrivants. Nous retrouvons ces enjeux de façon éminente dans les outre-mer, qui constituent un condensé de nombre des enjeux de l’espace francophone : une histoire marquée par la colonisation et l’esclavage, le plurilinguisme – en particulier le créole français parlé par 15 millions de personnes dans le monde – ainsi que des enjeux de coopération. Huguette Bello, que nous avons auditionnée pour notre rapport, a fait un vibrant plaidoyer pour faire de La Réunion un moteur des coopérations régionales dans l’océan Indien. C’est pourquoi je propose également, à titre personnel, que, dans le cadre du futur accord sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie – Kanaky, la France s’engage à soutenir le rehaussement de son statut de membre associé, qu’elle détient depuis 2016, à celui de membre de plein droit de la francophonie. En effet, quel que soit l’avenir politique de l’archipel, il importera de maintenir les liens avec l’espace francophone, tant culturels que diplomatiques. Je rappelle qu’un élu kanak du congrès de la Nouvelle-Calédonie présidait encore l’an passé le réseau des jeunes parlementaires de l’APF. C’est précisément cette langue commune, cette francophonie partagée, qui nous permet d’aborder franchement les sujets dans le respect des identités. Ce fut le cas lors de la commémoration des massacres de Thiaroye, à laquelle j’ai eu l’honneur d’assister en tant que rapporteur de la mission. Ce moment de réconciliation a marqué un premier pas dans la reconnaissance par la France de ce pan de l’histoire et une transformation de la relation vers davantage d’égalité et de pérennité, en regardant en face les sujets qui fâchent. Le deuxième grand défi pour l’avenir de la francophonie concerne son aspect politique. Nous montrons clairement dans notre rapport que cela constituait une grande ambition de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) dans les années 1990 et 2000, sous l’égide de Boutros Boutros-Ghali et d’Abdou Diouf, mais nous avons depuis constaté d’importants reculs. Le sommet de Villers-Cotterêts a malheureusement illustré l’incapacité des francophones à peser ensemble. Certains membres ont émis des réserves au paragraphe de la déclaration finale concernant Gaza, alors qu’en 2002 à Beyrouth, les francophones condamnaient unanimement la guerre en Irak. Surtout, l’OIF ne parvient plus à jouer son rôle de médiateur dans les conflits entre francophones et l’institution traverse une crise particulièrement grave avec la perception d’un « deux poids deux mesures » selon qu’un régime peut être considéré comme plus ou moins favorable à Paris. La crédibilité de l’OIF pour agir en faveur de la paix se trouve également minée par le silence sur le conflit qui ravage l’Est de la RDC, le plus grand pays de l’espace francophone, de l’actuelle secrétaire générale Louise Mushikiwabo, ancienne ministre des affaires étrangères du Rwanda. Je sais que la diplomatie parlementaire francophone s’active avec des missions de bons offices de l’APF, mais nous demeurons encore loin du but. L’avenir de la francophonie se joue sur ces sujets et nous aurons besoin, comme prochain secrétaire général de la francophonie, d’une personnalité incontestable qui se concentrera sur les missions les plus politiques et qui disposera des moyens nécessaires. La seule invocation de la démocratie et des droits de l’homme, selon la doctrine qui prévalait dans les années 1990, ne suffit plus. Nous avons eu trop tendance à nous transformer en demi-faucon demi-colombe des valeurs universelles, alors que les peuples du Sud n’en voyaient pas le résultat favorable. Nous devons prendre des mesures fortes montrant l’utilité du projet francophone pour répondre aux besoins concrets des jeunes qui apprennent le français et souhaitent se former, travailler et se déplacer dans l’espace francophone, depuis le Bénin vers le Maroc, depuis le Cameroun vers le Québec ou la France, pour étudier, entreprendre et créer. C’est pourquoi il faut absolument faciliter les mobilités francophones Nord-Sud et Sud-Sud et engager ensemble le chantier d’un visa francophone. Il s’agit d’un projet comparable à un Erasmus de la francophonie que nous pourrions nommer « Senghor de la francophonie », susceptible de servir de support aux coopérations francophones de demain, et non d’un énième plan « Bienvenue en France », dont le nom cache une tentative bien vaine d’attirer principalement des étudiants anglophones et le mirage de la supposée stratégie indopacifique. Pour trouver leur place dans un monde anti-impérial et décolonial, les institutions de la francophonie doivent pouvoir faire entendre une voix originale qui rassemble des pays du Nord et du Sud afin de plaider ensemble pour la paix et un ordre international plus juste. C’est précisément ce qu’attendent nos partenaires, comme me l’ont confirmé tous les ministres et parlementaires sénégalais que j’ai rencontrés. La langue doit constituer le support d’une grande coopération internationale orientée vers les défis de demain et vers la production de biens en commun, l’effacement de la dette des pays du Sud ainsi que le combat commun en faveur des forêts. Nous devons coaliser les francophones autour d’un nombre restreint de grands projets, parmi lesquels je citerai deux exemples. Avec le Québec, nous pouvons coordonner entre États des politiques contraignantes pour garantir la place de la langue française dans l’espace public et dans les sciences, et pour favoriser la découvrabilité des contenus numériques en français face à l’impérialisme des plateformes anglophones, comme Netflix et autres. Au Sénégal, nous pouvons avancer avec nos partenaires vers une francophonie de l’intelligence artificielle et de la mer. La francophonie constitue bel et bien un objet politique et il nous revient de retrouver la volonté de ses fondateurs, dont Thomas Sankara disait à ses camarades qu’il fallait utiliser le français conformément à leur internationalisme militant, c’est-à-dire comme outil de l’unité entre les peuples.
Bruno Fuchs
Rapport après rapport, les grands enjeux sont analysés et les perspectives sont posées, mais, au-delà des discours, c’est bien la volonté politique et désormais budgétaire qui est en question. Je cède maintenant la parole aux représentants des groupes parlementaires.
Jean-Louis Roumégas
Je souhaite partager une réflexion sur ce débat fondamental. Je m’interroge particulièrement sur l’idée de créer une académie internationale de la francophonie, qui me semble contradictoire avec le principe d’horizontalité que nous défendons. Une langue est un organisme vivant qu’il convient de laisser évoluer naturellement. Une académie a vocation à normaliser, or je considère qu’il n’existe pas un français unique, mais des français multiples qui constituent précisément la richesse de la francophonie. Le québécois, le français de Belgique, le français de Suisse possèdent leurs particularités qui enrichissent notre espace linguistique commun. Cette diversité représente une véritable force. L’harmonisation s’opère naturellement par la lecture des auteurs francophones de différentes origines. Je refuse cette approche normative qui pourrait s’apparenter à une nouvelle forme de colonialisme culturel. Laissons le français s’épanouir dans sa diversité mondiale et favorisons les échanges. La France doit simplement se montrer accueillante envers les francophones, car c’est le produit de notre histoire commune et notre principal atout si nous savons cultiver cette ouverture.
Amélia Lakrafi
Je tiens à préciser que l’AUF est financée à 80 % par la France. Elle est donc mise en péril par une baisse massive des crédits. Hormis les membres de La France Insoumise, nous sommes tous des idiots. Je vous remercie, chère collègue. Affirmer que le français est une langue créole constitue une confusion historique et linguistique. Le français est une langue romane héritée du latin, tout comme l’italien ou l’espagnol. Ce n’est pas une langue née d’un choc colonial, mais le fruit d’une évolution continue de plus de mille ans. Nous pouvons célébrer les métissages sans pour autant réécrire l’histoire.
Aurélien Taché
Concernant l’aspect politique de la francophonie, je partage au moins votre diagnostic. Notre rapport contient de nombreuses propositions sur ce sujet, notamment les réorganisations de pôle évoquées par Mme Lakrafi. Notre vision repose sur de grands pôles – francophonie d’éducation, francophonie scientifique, francophonie économique – permettant au secrétariat général de se recentrer sur les aspects plus politiques. Cette ambition nécessite toutefois des moyens accrus, pas uniquement français mais de l’OIF dans son ensemble, alors que les financements pour ces missions diminuent actuellement. Quant au projet de l’union francophone que vous défendez, je ne peux me prononcer sur son contenu précis. Cependant, sur la question spécifique de la mobilité étudiante francophone, notre rapport propose effectivement la création d’un programme Senghor de la francophonie, équivalent d’un Erasmus francophone, qui favoriserait des mobilités étudiantes privilégiées. Ce programme constituerait un point d’appui majeur pour la coopération scientifique francophone que nous appelons de nos vœux.
Amélia Lakrafi
La secrétaire générale a été élue par les dirigeants. Son élection a bénéficié du soutien français, certes, mais également de l’appui de nombreux autres pays. Remettre en question une élection traduirait une position peu respectueuse des principes démocratiques. Ayant été élue, elle occupe donc légitimement la tête de cette organisation. Quant à votre question sur le changement de paradigme depuis 2017, qui dépasse le cadre de ce rapport, je tiens à défendre cette évolution, sur laquelle mon collègue et moi-même ne partageons pas nécessairement la même vision. Tous les développements actuels, notamment la fin de nos interventions militaires et le démantèlement de nos bases, ont été décidés dès 2017. Ces orientations figurent intégralement dans le discours de Ouagadougou du président de la République : moins de présence militaire et davantage de coopération muséale, artistique, scientifique, académique et entrepreneuriale. Je regrette que cette évolution ne soit pas forcément bien perçue, car nous n’avons probablement pas consacré suffisamment de moyens pour communiquer ni mobilisé les bons réseaux. Des ministres et présidents africains me confient régulièrement qu’ils ne disposent pas du numéro de téléphone du conseiller Afrique du président. Nous pouvons certainement faire mieux, car tout est perfectible. Néanmoins, j’adhère pleinement à ce changement de paradigme et souhaite que nous poursuivions dans cette direction. Aujourd’hui, nous développons davantage de doubles diplômes entre établissements français et universités africaines permettant à des étudiants camerounais d’obtenir des diplômes reconnus dans nos deux pays, ce qui renforce leur employabilité et leur ouvre des perspectives professionnelles avec de meilleures rémunérations. Ces avancées me semblent bien plus importantes que les critiques faciles. Je suis attristée par le « French bashing » pratiqué par les politiciens français. Cette forme de haine de soi paraît typiquement française. On entend constamment que « la France est mise dehors en Afrique », mais la réalité est bien différente : les liens ont été rompus avec trois pays sur cinquante-quatre, qui ont connu des putschs militaires. La Centrafrique joue un double jeu, mais ne nous a jamais mis dehors. Nous avons unilatéralement décidé de fermer notre base militaire dans ce pays, qui avait d’ailleurs sauvé la vie du président actuel, qui ne nous a jamais demandé de partir. En dehors de ces trois exceptions, nous entretenons d’excellentes relations avec les nations africaines. Certains pays, comme le Sénégal, peuvent tenir un discours à destination de leur opinion publique, mais leurs dirigeants expriment un autre discours auprès de nous. Il serait temps de cesser de dénigrer notre propre pays et de reconnaître nos partenariats fructueux avec plus de cinquante nations africaines, en évitant de parler de l’Afrique comme s’il s’agissait d’un unique pays.
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